Sous Linux, le menu contextuel de la barre de titre permet de gérer ses fenêtres efficacement. Voici pourquoi, et comment le retrouver dans OnlyOffice Desktop Editors.
J’ai toujours 3 ou 4 bureaux virtuels dans ma distribution Linux, et avec les menus contextuels des barres de titres des fenêtres, je peux les envoyer d’un clic vers un autre bureau.
Mais avec OnlyOffice Desktop Editors, par défaut, ça n’est pas disponible. Je contournais le problème, jusqu’ici, en glissant le fichier en cours de travail d’un bureau à l’autre depuis le pager. (Tenir le clic, glisser, lâcher).
Look par défaut de la barre des titres dans OnlyOffice Desktop
C’était tout sauf pratique, car sous Linux, un clic droit sur la barre de titre d’une fenêtre ouvre un menu qui permet de l’envoyer vers un autre bureau virtuel, de la mettre en avant-plan ou en arrière-plan, de l’enrouler pour n’afficher que sa barre de titre. J’utilise ces gestes très souvent, je ne pourrais pas m’en passer facilement.
Ces fonctions sont fournies par les gestionnaires de fenêtres : Openbox, XFWM4 sous Xfce, Mutter sous Gnome, Marco sous MATE, et ainsi de suite. Ils gèrent les fonctionnalités des bordures de fenêtres chacun à leur façon.
Certaines applications, comme OnlyOffice Desktop Editors, dessinent leur propre barre de titre et court-circuitent ce mécanisme. Je voulais trouver comment faire pour surcharger son fonctionnement par défaut, et la solution était finalement très simple.
J’ai cherché comment modifier le comportement d’OnlyOffice, et je vous révèle maintenant comment faire cela pour les applications sortant du cadre habituel de votre système Linux. Il s’agissait juste de modifier un fichier : celui qui sert de lanceur, et donc qui affiche l’entrée dans les menus des applications.
Si je m’écoutais je les achèterais tous et j’installerais une distribution Linux différente dans chaque PC, tellement le choix est large !
Dell Latitude 5420
Cependant je vais plutôt vous proposer aujourd’hui un PC portable assez puissant pour les besoins de tous les jours et même plus grâce à son processeur multi-cœurs et sa carte graphique intégrée Intel Iris Xe.
Pourquoi proposer des PC portables reconditionnés ?
À l’inverse, pourquoi vendre des PC neufs quelconques alors que des ordinateurs de réforme impeccables, de qualité professionnelle, et garantis, permettent d’accéder à la qualité professionnelle, pour des prix bien moins élevés que lors de leur sortie en neuf ?
Et là où je vous attends, c’est sur le choix du système qui fera fonctionner la machine. Que vous appréciez déjà une ou plusieurs distributions Linux, ou que vous vous demandiez comment franchir le pas, vous pourrez compter sur Orditux Informatique pour vous conseiller, et vous proposer plusieurs modèles d’ordinateurs parmi lesquels choisir, en fonction de quelque critères évalués ensemble, et le choix entre plusieurs distributions Linux prêtes à l’emploi.
Le PC présenté dans cet article est un modèle professionnel de la gamme Latitude, une gamme de bonne facture. Son châssis est fait d’aluminium et de plastique de bonne qualité (Dell Latitude 5420 Avis). Il pèse 1,37 kg, un poids plume, pour un ordinateur portable de 14″.
Il vient avec une dalle antireflet IPS (Wide Viewing Angle). Le processeur est un Intel Core i5-1145G7 (11e génération), avec les nouvelles cartes graphiques Iris Xe intégrées. Cette gamme de carte graphique est particulièrement appréciée pour des usages exigeants, comme l’encodage vidéo. (Carte graphique Intel iris xe : avis et conseils ?)
Dans ce modèle la connectique, est bien pourvue, avec deux connecteurs Thunderbolt 4, deux entrées USB 3.2, le HDMI 2.0, un connecteur Ethernet Gigabit, pouvant prendre le relais du Wi-Fi 6.
2× Thunderbolt 4, 2× USB 3.2, 1× HDMI 2.0, 1× RJ45, jack audio combo, lecteur microSD
Clavier
AZERTY rétroéclairé
Châssis
Aluminium et bioplastiques, 1,37 kg
Écran tactile
Non
État / Garantie
Très bon état, garantie 2 ans pièces et main d’œuvre, retour port payé aller-retour
Lorsque vous nous commandez un PC reconditionné, il sera choisi parmi ceux avec mention “Très bon état”, chez un de nos fournisseurs qui le garantira au moins 1 an pièces et main d’œuvre, avec port payé (aller-retour) et dans le cas du modèle présenté dans cet article*, la garantie est de 2 ans.
Vous pourrez choisir entre plusieurs distributions Linux et pour vous permettre de la prendre en mains aisément, ou si vous êtes déjà un peu familier et souhaitez en savoir plus, vous pourrez bénéficier d’une petite formation à distance en vidéo-conférence.
Pour un conseil d’achat personnalisé, il vous suffit de fournir les informations suivantes : votre budget, vos usages et votre contexte, afin de pouvoir vous répondre utilement.
* La garantie couvre pièces et main d’œuvre avec le port pris en charge. Elle ne couvre pas la batterie, les charnières, les accessoires livrés, ni les défauts cosmétiques, les traces d’usure légères sont inhérentes au reconditionné. Les défauts d’écran doivent être signalés dans les 48h suivant la réception.
* Cette offre reste valable tant que le modèle est en stock chez notre fournisseur.
Chez Orditux Informatique nous reconditionnons aussi des ordinateurs de réforme, souvent encore plus anciens que ceux proposés par nos fournisseurs, et nous développons actuellement un nouvel outil logiciel sous licence libre, en faveur d’un reconditionnement plus large et facilité, pour permettre à plus de personnes de faire, et de gagner du temps sur les étapes qui y président, dans un but économique, social, et écologique.
Dans un récent article, j’ai partagé les brillantes possibilités offertes par le reconditionné professionnel sous Linux, en proposant un modèle d’ordinateur ultra-portable de qualité supérieure. (Passez à Linux avec un PC reconditionné).
Des distributions Linux spécial Gaming
Depuis quelques semaines, le gaming sous Linux fait beaucoup parler de lui sur les réseaux sociaux professionnels, même au-delà des cercles du logiciel libre. Plusieurs distributions construites spécifiquement pour cet usage ont été citées, en mettant en avant les progrès qui permettent maintenant de tirer un meilleur parti des cartes graphiques Nvidia et AMD sous Linux.
Ces avancées doivent beaucoup au Steam Deck : en lançant sa console portable sous Linux en 2022, Valve a investi massivement dans la compatibilité des jeux Windows via Proton, et dans l’optimisation des pilotes graphiques. Toute la communauté Linux gaming en a bénéficié, bien au-delà des utilisateurs du Steam Deck lui-même.
Pop!_OS
Nobara
Garuda
Bazzite
Pop!_OS (https://pop.system76.com) : créée par System76, c’est la distribution la plus accessible pour débuter le gaming sous Linux. Elle est livrée avec les pilotes Nvidia préinstallés et gère intelligemment la bascule entre GPU intégré et GPU dédié, ce qui est particulièrement utile sur les portables à double GPU.
Nobara (https://nobaraproject.org) : basée sur Fedora, elle est pensée dès le départ pour le gaming et intègre d’emblée l’ensemble des outils nécessaires : Proton, Wine, pilotes Nvidia et AMD optimisés, correctifs de performance. Rien à configurer après installation.
Garuda Linux (https://garudalinux.org) : basée sur Arch, c’est la plus performante des trois, avec une édition « Dragonized Gaming » qui embarque les dernières versions du noyau, de Mesa et des pilotes graphiques dès leur sortie. Elle s’adresse aux utilisateurs à l’aise techniquement.
Bazzite (https://bazzite.gg) : la nouvelle venue qui monte. Basée sur Fedora Atomic, elle est portée par l’Open Gaming Collective, une communauté de développeurs bénévoles. Elle se distingue par un système de mises à jour atomiques : chaque mise à jour réussit complètement ou n’est pas appliquée, ce qui évite les systèmes cassés. Elle intègre Steam, Lutris, Heroic, MangoHud, GameMode et les pilotes Nvidia dès l’installation. Depuis la fin du support de Windows 10 en octobre 2025, elle a connu une croissance spectaculaire, avec plus de 67 000 utilisateurs actifs recensés début 2026.
CachyOS (https://cachyos.org) : basée sur Archlinux, elle se distingue par une optimisation poussée du noyau Linux, avec des patches spécifiques (scheduler BORE, optimisations pour les architectures x86-64-v3 et v4 ⁽*⁾) qui lui confèrent d’excellentes performances sur le matériel récent. Elle intègre un gestionnaire de paquets graphique simplifié et propose plusieurs environnements de bureau au choix. Elle s’adresse aux utilisateurs qui veulent tirer le maximum de leurs composants, avec une approche plus accessible qu’Archlinux vanilla tout en conservant son fonctionnement de mises à jour en mode rolling-release.
Sachant que nombre d’ordinateurs de réforme, une fois optimisés, peuvent atteindre des performances tout à fait sympathiques, j’ai eu envie de chercher chez mes fournisseurs un modèle apte à faire fonctionner des jeux agréablement à partir de ces distributions.
Voici ce que j’ai trouvé, et chez un reconditionneur de l’Économie Sociale et Solidaire, engagé depuis plus d’un quart de siècle, qui fournit du travail à des personnes en situation de handicap.
Lenovo ThinkPad P15 Gen 2
Ce PC portable, fourni en reconditionné (garanti 12 mois*), est une workstation dans le vrai sens du terme. Lenovo le certifie officiellement sous Ubuntu : une démarche que peu de constructeurs pratiquent.
Lenovo Thinkpad P15 Gen 2
La carte graphique embarquée est une Nvidia T1200, architecture Turing (puce TU117, 12 nm) :
1024 cœurs CUDA, mémoire GDDR6 4 Go sur bus 128 bits, 192 Go/s de bande passante
OpenGL 4.6, Vulkan 1.3, DirectX 12
Pilotes propriétaires Nvidia pleinement supportés sous Linux, (y compris dans les versions récentes
embarquées par Bazzite et Nobara au moment de la publication, avec le driver 595.45.04)
Les benchmarks affichent entre 40 et 130 FPS en Full HD *
Gestion hybride avec l’Intel UHD Graphics intégré, ce qui préserve l’autonomie en dehors des sessions de jeu
* selon les titres : Elden Ring, Dying Light 2 ou Cyberpunk 2077 sont dans la fenêtre de confort en paramètres moyens
Deux points sont à connaître avant l’installation : désactiver l’option VMD dans le BIOS, (on repasse en mode “AHCI/NVMe standard”, pour que le disque SSD soit vu et géré par le système Linux) et savoir que le lecteur d’empreintes ne fonctionne le plus souvent pas sous Linux. Ce n’est pas bloquant pour un usage courant.
Votre besoin, notre conseil
Actuellement, trouver le PC de réforme garanti, parfait pour un usage donné, est souvent un challenge.
C’est exactement pour ça que nous le faisons. Il n’est pas facile pour tout un chacun de se pencher sur le problème besoin / budget / fonctionnalités / tarifs / options. À un certain point, dans le contexte de la vie courante et de ses contraintes cela peut même représenter un véritable casse-tête.
Nous recherchons et achetons pour vous chez nos fournisseurs, référencés de longue date, et que nous apprécions pour la qualité et le sérieux de leurs services.
Lorsque vous nous demandez de chercher l’ordinateur dont vous avez besoin, nous vérifions la faisabilité de votre demande, en terme de prix, en terme de fonctionnalités, et nous vous gardons dans la boucle afin de nous assurer ensemble de l’adéquation des choix proposés par rapport à vos habitudes.
Cela peut être la présence ou non d’une webcam, d’une carte wifi, dans le cas d’un PC fixe, ou encore des critères de poids ou de taille pour un PC portable, ou des éléments de connectique, et si besoin, nous n’hésitons pas à contacter nos fournisseurs pour trouver précisément l’appareil recherché.
Vos achats soutiennent nos projets autour du réemploi et de la durabilité informatique, et du côté de nos fournisseurs nous contribuons à alimenter des entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire avec des emplois pour les personnes les moins favorisées et pour les personnes en situation de handicap.
C’est ce que votre confiance rend possible. N’hésitez pas à nous demander des informations, depuis la page de contact.
⁽*⁾ Pour x86-64-v3 : – Intel : Haswell (4ème génération Core, 2013) et ultérieur – AMD : Excavator (2015) et ultérieur, puis Zen 2 (2019) qui l’implémente complètement
Pour x86-64-v4 : – Intel : Skylake-X / Ice Lake et ultérieur (avec AVX-512) – AMD : Zen 4 (2022) et ultérieur Le ThinkPad P15 Gen 2 avec son Core i7-11850H (génération Tiger Lake, 2021) est en x86-64-v3, et supporte partiellement AVX-512 selon la configuration. Il ne cible donc pas le v4 mais bénéficie pleinement du v3.
Hier soir, je râlais après ma banque professionnelle dont l’accès ne fonctionnait pas, pile quand mon dernier client venait d’accepter mon devis et de payer pour un ordinateur ultra-léger de chez HP, qui sera installé sous Debian Linux avec le bureau Xfce4.
HP EliteBook 830 G5 une qualité professionnelle
Ce PC portable, fourni en reconditionné (garanti 2 ans*), est doté d’un châssis magnésium et aluminium : l’alliage de la légèreté et de la robustesse, dans 1,33 kg.
Orditux dans HP Elitebook 830 G5
Aujourd’hui, je vous propose le même modèle, et j’ai préparé un tableau récapitulatif de ses spécifications, et des informations sur les options possibles, ci-dessous.
1x Thunderbolt / 2x USB 3.1 / 1x HDMI / 1x RJ45 / 1x jack audio
Clavier
AZERTY rétro éclairé
Châssis
Magnésium et aluminium, 1,7 x 31 x 22,9 cm, 1,33 kg
Écran tactile
Selon modèles
État / Garantie
Grade A, 2 ans pièces et main d’oeuvre, retour port payé aller-retour
Prix de base dont installation de la distribution choisie : 530,50 €uros (Le prix final avec des options sera disponible sur devis).
Une distributions au choix : Ubuntu, Debian, Fedora, Linux Mint (et bureau au choix : Gnome, KDE, Xfce4, LXDE, LXQt, Cinnamon, Mate…)
Frais de port : Ils seront calculés selon le mode choisi lors de la commande
Options disponibles à la commande pour ce modèle (prix total sur devis) :
Mémoire RAM (2 slots)
12 Go RAM + 45,50 €
16 Go RAM + 68,30 €
32 Go RAM + 250,74 €
Stockage SSD
512 Go SSD + 91,11 €
1 To SSD + 159,52 €
2 To SSD + 273,55 €
Votre achat vous permet de vous équiper d’un ordinateur de qualité professionnelle en contribuant à en allonger la durée de fonctionnement. Je m’approvisionne chez un reconditionneur français engagé depuis plus de 15 ans : des millions de litres d’eau et d’équivalents CO² économisés, presque 200 emplois solidaires.
Chaque commande reçue contribue aussi à d’autres projets en faveur du réemploi et du logiciel libre, pour en démocratiser les usages, et dont il sera question dans quelques temps, dans ce blog.
Comme toujours, les personnes qui achètent un PC sous Linux sont les bienvenues pour demander une formation pour la prise en mains de leur nouveau système, en fonction de leurs besoins. Cela se fera une à deux fois par mois sous la forme de visio-conférences, en groupe, en fonction du nombre d’acheteurs dans une période donnée.
Pour un conseil d’achat personnalisé, il vous suffit de fournir les informations suivantes : votre budget, vos usages et votre contexte, afin de pouvoir vous répondre utilement.
* La garantie couvre pièces et main d’oeuvre avec le port pris en charge. Elle ne couvre pas la batterie, les charnières, les accessoires livrés, ni les défauts cosmétiques, les traces d’usure légères sont inhérentes au reconditionné. Les défauts d’écran doivent être signalés dans les 48h suivant la réception.
Je souhaite remercier Monsieur Gael BREBEL, conseiller en herboristerie et en naturopathie, ainsi que son employeur Monsieur Jean-François ASTIER, fondateur de l’entreprise Natura Mundi de Toulouse (31000) de m’avoir fait confiance pour sa formation sur le système Ubuntu Linux. 🐧
L’entreprise Natura Mundi, engagée dans la transition écologique 🌱 et sociale et s’était équipée d’ordinateurs durables fournis directement sous Ubuntu Linux depuis quelques temps.
Cette formation à distance 👩🏫 a eu lieu durant la première semaine de janvier au début de cette année 2022.
Nous avons travaillé du mardi au samedi en visio-conférence sur le logiciel libre Big Blue Button. 🔘 Cette formation s’est déroulée de façon parfaite, Gael BREBEL ayant un bon niveau en tant qu’utilisateur. Il a été un apprenant curieux et impliqué.
Nous avons abordé des points essentiels comme l’arborescence du système, 🌲 les types de systèmes de fichiers, les droits et permissions, les lignes de commandes principales et les outils graphiques essentiels pour l’administration 🛠️ du système au quotidien, et d’autres aspects autour du système. Nous avons aussi étudié l’emploi du gestionnaire de fichiers 📁 Midnight Commander (mc), qui fournit de nombreuses fonctionnalités avancées.
À la fin de la formation Gael BREBEL a créé une cheatsheet 📝 (un aide mémoire) en forme de tableau avec les différentes commandes du shell BASH apprises et leurs options les plus fréquemment utilisées.
Les systèmes GNU/Linux 🐧 dans leur ensemble sont de plus en plus employés pour l’usage quotidien dans les familles et les entreprises, grâce à l’étendue des logiciels libres 🆓 disponibles et de la convivialité des éditions actuelles, et je suis heureuse d’avoir pu répondre dans les meilleures conditions à cette demande de formation. 🙏
Comment communiquer avec fluidité sans alourdir son système ? Sans être obligé de s’inscrire quelque part, et avec plus de liberté que ne peuvent en fournir la plupart des plateformes ?
Pour chatter peut-on choisir entre une page web ou un client local qui apporte bien d’autres avantages sur le plan du confort ?
Toutes sortes de clients IRC
Clients graphiques ou clients en mode console, pour toutes plateformes, Windows, MacOSX, GNU/Linux, FreeBSD, etc.
liberté d’exécuter le programme pour tout les usages;
liberté d’étudier et d’adapter le programme;
liberté de distribuer le programme;
liberté de modifier le programme et de publier vos améliorations.
Les deux libertés pour les utilisateurs
Concrètement, ça se traduit comment ? L’utilisateur est surtout intéressé par la liberté qui permet d’exécuter (c’est à dire utiliser) le programme et celle qui permet de distribuer le programme (c’est à dire en faire des copies pour en faire profiter d’autres utilisateurs).
Exécuter le programme
Un logiciel libre peut être utilisé sur toute machine, pourvu qu’il aie été conçu pour tourner sur l’architecture de cette machine, et sans restriction d’utilisation.
Un logiciel non libre peut avoir de nombreuses restrictions en ce qui concerne ses possibilités d’exécution. il peut y avoir des verrous numériques (DRM, autrement dit, la Gestion des droits numériques) qui vont empêcher l’utilisation du programme si celui-ci n’a pas été validé sur un serveur distant. Il se peut donc que sans connexion à internet, un logiciel refuse tout simplement de se lancer. Parfois il arrive même que le verrou ne puisse plus être débloqué car la protection estime que le programme est une copie illicite.
Distribuer le programme
Distribuer un programme sans autorisation est de la contre-façon. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à 300 000 € et 3 ans d’emprisonnement. Lorsque c’est effectué en bande organisée, par exemple au travers d’un réseau d’amis, cela peut aller jusqu’à 500 000 € et 5 ans de prison. C’est rarement le cas dans les faits, il est cependant intéressant de savoir ce que vous risquez en gravant ce logiciel non libre sans avoir payé pour obtenir le droit de l’utiliser.Vous avez l’autorisation de distribuer un logiciel libre.
Les deux libertés pour le développeur
Un développeur est souvent aussi un utilisateur. Le fait qu’il développe ou modifie des applications lui vaut de s’intéresser aussi aux deux autres libertés du logiciel libre.
Étudier et adapter le programme
Le code source d’un programme est l’équivalent de la recette de cuisine. À partir de la recette, le développeur fait le plat que les utilisateurs vont aimer (ou détester). Si on dispose de la recette, il est possible de l’étudier pour savoir comment un autre cuisinier a obtenu telle texture ou tel gout (étudier). Il aussi est possible de la modifier pour adapter le plat à notre gout.
Modifier le programme et publier vos améliorations
Cette liberté reprend en partie celle déjà décrite précédemment. Elle vous permet de publier vos adaptations sans que le cuisinier de la recette que vous avez modifiée vous poursuive en justice pour contre-façon ou plagiat.
C’est en 1983 que Richard Matthew Stallman, un scientifique et programmeur américain prend une décision qui prendra une importance grandissante à mesure que l’usage de l’ordinateur personnel se développera dans tous les milieux et tous les pays du monde.
En effet, déçu un jour de se voir refuser la recette d’un programme dont il avait besoin, alors que les échanges entre programmeurs avaient jusque-là toujours été d’usage courant, et sentant que l’usage des échanges faits librement risquait bientôt de changer, il décide d’écrire lui-même un système d’exploitation complet, qui serait partageable entre tous et modifiable indéfiniment.
Image openclipart.org
À partir de la fin de l’année 1983 quand il annonça son projet pour la première fois, et jusqu’à nos jours, le système GNU n’a cessé de se développer pour être aujourd’hui la composante de base d’un système nommé GNU/Linux,
souvent nommé « Linux » par une simplification que Richard Stallman dénonce dans chacune de ses conférences !
L’historique et les actions du projet GNU et de la Fondation du Logiciel Libre (Free Software Foundation) peuvent être trouvés sur divers sites internet, tels que www.wikipedia.org, www.gnu.org, et www.fsf.org.
Revenons-en à nos économies et aux ordinateurs, obsolètes ou pas si obsolètes. Le monde de partage sous couvert de licence libre créé par Richard Stallman, RMS en abrégé, s’est étendu jusqu’à devenir un maillage international débordant d’activité. Le logiciel libre est partout : dans les pays riches, dans les pays pauvres, dans les écoles, dans les universités, les associations, dans les entreprises.
liberté d’exécuter le programme pour tout les usages ;
liberté d’étudier et d’adapter le programme ;
liberté de distribuer le programme ;
liberté de modifier le programme et de publier vos améliorations.
…
Ces différentes libertés ont naturellement induit un partage très large puisque les logiciels libres sont distribués gratuitement sous la forme de code source, mais aussi sous forme de programmes pouvant être utilisés directement dans l’ordinateur. Et en plus d’être distribués gratuitement, ils sont de plus disponibles à partir d’une logithèque intégrée à tous les OS qui gère à la fois les programmes et les mises à jour.
Puisqu’il est si répandu, pourquoi le voit-on si peu ?
Le problème vient d’une part qu’il n’appartient pas à une entreprise en particulier, et de fait ne bénéficie pas de campagnes de publicité massives, et d’autre part les quelques grandes entreprises qui développent des systèmes GNU/Linux complets ont le plus souvent pour objectif de vendre leurs services à d’autres entreprises et leurs actions commerciales ne visent donc pas les particuliers.
Enfin, côté marketing le logiciel libre en tant que système d’exploitation n’a pas une image de marque nette et définie.
GNU et Tux
C’est un hybride entre un gnou et un manchot qui a de multiples facettes avec plusieurs familles de systèmes dénommées distributions (parce que le système est fourni le plus souvent avec les programmes les plus utilisés comme le navigateur internet, les outils de traitement de textes et les feuilles de calcul, des lecteurs audio et vidéo, un client de courriel, un ou deux logiciels de graphisme… ) et qui ont chacune leurs particularités.
Certaines distributions GNU/Linux sont à la portée de tous, d’autres sont plus orientées vers les utilisateurs déjà expérimentés. Enfin, il y a de nombreux composants pouvant former la base d’une distribution. Certains sont plus légers que d’autres et permettront alors d’utiliser un vieil ordinateur, pourvu qu’il soit en bon état matériel.
Sans trop entrer dans les détails, et pour résumer, on peut faire des économies sur l’achat d’ordinateurs de bureau ou de portables en utilisant un système d’exploitation libre, obtenir une distribution pour laquelle la courbe d’apprentissage ne sera pas plus ardue qu’avec un système non libre couramment répandu, et on aura autant de plaisir et peut-être même plus qu’avec un ordinateur payé cher.
Je n’ai pas tout dit ?
Les systèmes GNU/Linux sont sans virus, et offrent dans leurs logithèques plusieurs milliers de programmes libres et gratuits répartis dans toutes les catégories, de la communication au multimédia, des programmes pour les entreprises, ceux pour le monde de l’éducation, pour les sciences, et bien d’autres encore.
Les systèmes GNU/Linux sont-ils parfaits ? La réponse est non. Aucun système ne peut prétendre l’être. Mais les distributions GNU/Linux sont généralement très stables, et certaines le sont plus que d’autres car développées spécifiquement avec un objectif de fiabilité maximale, elles bénéficient d’un suivi et de mises à jour régulières durant plusieurs années (par exemple, la dernière Ubuntu Linux version LTS est prévue pour être maintenue durant 5 ans depuis sa date de parution en avril 2012).
Enfin, utiliser un ordinateur n’est pas forcément à la portée de tous, et il est souvent bien de simplifier le plus possible pour en faciliter l’utilisation au personnes débutantes. Alors comment faire ? Une bonne idée est d’essayer d’abord, de prendre quelques cours ensuite, et après de continuer à l’utiliser.
Présentation des GUL francophones Liste quasi exhaustive des associations et groupements d’utilisateurs GNU/Linux en France et aussi ailleurs dans le monde.
Un précédent article, Logiciels libres ou gratuits ?, présentait globalement les Logiciels libres. Souvent dénommés aussi Open Source, ce qui signifie “Source ouverte”, construits avec des langages de programmation différents selon la plate-forme pour laquelle ils sont prévus, il en existe pour Mac, Windows, et Linux.
On trouve une source d’information abondante à leur sujet chez Framasoft, déjà évoqué dans l’article ci-dessus, aujourd’hui je vous présente deux autres sites qui référencent un grand nombre de Logiciels libres : The OSSwin project: Open Source for Windows! et Open Source Windows. Le premier propose également un lien vers une page de jeux libres, games tandis que le second propose un lien supplémentaire vers une page de logiciels libres pour Mac : Open Source Mac.
Je préfère tout de même les distributions Linux, avec leur gestion intégrée et centralisés des applications et des logiciels, utilisant des gestionnaires d’applications et des logithèques dont les programmes sont fournis pas des dizaines de serveurs miroirs à travers le monde. Cependant, pour tous les utilisateurs habitués à un autre système, de nombreux logiciels libres pour leur plate-forme préférée sont disponibles.
Vous utilisez Windows et vous voudriez avoir un logiciel de dessin. Disons que vous ne voudriez pas avoir à le payer, alors vous allez rechercher un logiciel gratuit !
Gratuit : le mot est magique ! Cela signifie que vous n’aurez pas à le payer. Oui, mais de quel genre de gratuité parlons-nous ? Ne risquez-vous pas d’installer un programme contenant un code malveillant ? Ou un programme simplement inefficace pour faire ce que vous avez besoin de réaliser, et que vous ne pourrez peut-être pas désinstaller facilement par la suite ? Notez sur le site de malekal.com le nombre hallucinant de programmes malveillants pouvant circuler et les multitudes de méthodes d’intrusion possibles.
Il existe des programmes qui ne sont pas seulement gratuits mais qui sont également dit “libres”, parce qu’ils sont accompagnés d’une licence disant clairement que vous avez le droit d’accéder au code source du logiciel, vous avez le droit de le partager, et de le redistribuer.
De la faculté d’accéder au code source (la recette du logiciel), découle la gratuité de la majeure partie d’entre eux, mais aussi une sécurité accrue, puisque tout développeur professionnel ou amateur peut analyser le programme et rapporter des failles auprès des responsables du projet, lorsqu’il en découvre. On nomme cela la sécurité par la lumière, en opposition à la sécurité par l’obscurité.
Notez qu’un logiciel libre peut être payant, bien que dans les faits ils soient le plus souvent distribués gratuitement. Du fait de la liberté d’accéder au code source, le programme est plus sûr, car il est étudié par des centaines de personnes dans le monde, et surtout lorsque c’est un programme intéressant, amusant (il y a de nombreux jeux libres, présentés par exemple sur jeuxlibres.net) ou utile, il fonctionne sur la machine de milliers de personnes à travers le monde, et bénéficie ainsi de nombreux retours : les utilisateurs peuvent faire des rapports de bugs ou des demandes d’ajouts de fonctionnalités. Dans la pratique, c’est souvent le cas.
Où trouver des logiciels libres ? Pour Windows, saisissez simplement dans votre moteur de recherches préféré la fonction recherchée, et ajoutez “+win32”, et vous devriez trouver plus d’un programme correspondant. Par exemple, pour “dessin +win32”, sur le moteur de recherches Ixquick.com, je trouve en premier Inkscape, qui est un logiciel de dessin vectoriel connu et très bien maintenu. Ensuite arrive Blender, qui permet de faire du dessin et de la modélisation en 3D.
Pour visiter diverses catégories de logiciels disponibles sous une licence libre, vous pouvez visiter le site Framasoft.
Notez que de nombreux sites proposent des logiciels libres. Il est conseillé de les prendre de préférence sur le site où ils sont originellement publiés. On peut en effet lire sur le site de malekal.com, un autre article fort intéressant qui montre à l’aide de captures d’écrans comment des logiciels libres sont reconstruits avec des additifs indésirables. N’installez que des logiciels libres en provenance du site même du projet. Par exemple les fiches de chez Framasoft fournissent systématiquement le lien vers le site officiel de chacun de ces programmes.
Et comme l’explique si bien cet article d’un journal canadien, Ledevoir.com, le logiciel libre en plus d’être économique est éthique et social car il passe par le travail collaboratif et le partage.
Un logiciel peut dont être libre, ou gratuit, ou même libre et gratuit. En choisissant d’installer un logiciel libre vous faites plus que le choix de la gratuité, vous entrez dans un cercle vertueux.