Le logiciel libre en résumé

Le logiciel libre est défini par 4 libertés

  • liberté d’exécuter le programme pour tout les usages;
  • liberté d’étudier et d’adapter le programme;
  • liberté de distribuer le programme;
  • liberté de modifier le programme et de publier vos améliorations.

Les deux libertés pour les utilisateurs

Concrètement, ça se traduit comment ? L’utilisateur est surtout intéressé par la liberté qui permet d’exécuter (c’est à dire utiliser) le programme et celle qui permet de distribuer le programme (c’est à dire en faire des copies pour en faire profiter d’autres utilisateurs).

Exécuter le programme

Un logiciel libre peut être utilisé sur toute machine, pourvu qu’il aie été conçu pour tourner sur l’architecture de cette machine, et sans restriction d’utilisation.

Un logiciel non libre peut avoir de nombreuses restrictions en ce qui concerne ses possibilités d’exécution. il peut y avoir des verrous numériques (DRM, autrement dit, la Gestion des droits numériques) qui vont empêcher l’utilisation du programme si celui-ci n’a pas été validé sur un serveur distant. Il se peut donc que sans connexion à internet, un logiciel refuse tout simplement de se lancer. Parfois il arrive même que le verrou ne puisse plus être débloqué car la protection estime que le programme est une copie illicite.

Distribuer le programme

Distribuer un programme sans autorisation est de la contre-façon. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à 300 000 € et 3 ans d’emprisonnement. Lorsque c’est effectué en bande organisée, par exemple au travers d’un réseau d’amis, cela peut aller jusqu’à 500 000 € et 5 ans de prison. C’est rarement le cas dans les faits, il est cependant intéressant de savoir ce que vous risquez en gravant ce logiciel non libre sans avoir payé pour obtenir le droit de l’utiliser. Vous avez l’autorisation de distribuer un logiciel libre.

Les deux libertés pour le développeur

Un développeur est souvent aussi un utilisateur. Le fait qu’il développe ou modifie des applications lui vaut de s’intéresser aussi aux deux autres libertés du logiciel libre.

Étudier et adapter le programme

Le code source d’un programme est l’équivalent de la recette de cuisine. À partir de la recette, le développeur fait le plat que les utilisateurs vont aimer (ou détester). Si on dispose de la recette, il est possible de l’étudier pour savoir comment un autre cuisinier a obtenu telle texture ou tel gout (étudier). Il aussi est possible de la modifier pour adapter le plat à notre gout.

Modifier le programme et publier vos améliorations

Cette liberté reprend en partie celle déjà décrite précédemment. Elle vous permet de publier vos adaptations sans que le cuisinier de la recette que vous avez modifiée vous poursuive en justice pour contre-façon ou plagiat.

Les internautes paient aussi pour la télévision

Depuis plusieurs années l’État français se bat pour faire accepter une taxe ou une partie de taxe sur l’abonnement aux réseaux Internet. En 2009, la taxe Copé, taxe sur les opérateurs télécom est instaurée pour compenser une perte de revenu : les chaînes publiques de télévision diffuseraient de moins en moins de publicité. Mais cette taxe n’était pas reconnue légale par l’Europe.

Notre député, Monsieur Alain FAURE, annonce sur son blog sous la rubrique L’actualité politique du vendredi 28 juin 2013, titre «Taxe Télécom»

La Cour de justice de l’Union européenne a validé la taxe sur les opérateurs de communication électronique, qu’acquittent les fournisseurs d’accès à Internet et qui vise à financer le service public télévisuel.

Je vous laisse le soin de lire la suite sur le blog de notre député.

Ailleurs sur le web, nous pouvons découvrir ce qu’est la Taxe Télécom,

une taxe affectant les opérateurs de télécommunications de FranceSFR, Orange, Free et Bouygues Telecom —, instaurée en mars 20091,2 afin de financer France Télévisions après la suppression de la diffusion de publicités en soirée sur les chaînes du groupe3.

Nous découvrons aussi que la cour de Justice Européenne, en déclarant cette taxe légale, vient de faire économiser 1,3 milliards d’euros à l’État français, comme nous l’explique Latribune.fr dans cet article, La “taxe Télécoms” validée par la justice européenne:

Une victoire pour la France. En pleine bataille sur l’exception culturelle entre Paris et Bruxelles, la Cour européenne de justice (CEJ) vient de donner raison à la France au sujet de la taxe Copé, mise en place en 2009.

Quelques questions pourraient être posées:

À quel usage est destinée dorénavant la manne générée par la Redevance télévision, qui coûtait 125 euros par foyer fiscal en 2012, coûtera 131 euros en 2013 en métropole, et 85 euros dans les DOM ?

Le montant prévisible de l’amende qui a été épargnée à l’État français sera-t-il dédié à des dépenses utiles pour l’ensemble des habitants de la France ?

Pour les familles ne voulant pas de télévision, où est l’équité dans le fait de contribuer de manière obligatoire au service public audiovisuel français ?

Enfin qu’est-ce que cette « exception culturelle » qui permettrait à la France de taxer à tour de bras : l’accès à Internet, le prix des media de stockage comme les CD les DVD et les disques durs, que l’on soit ou non fan des derniers groupes à la mode ?

À noter, bien que sans nécessité d’approfondir, que cette taxe tombe sur les internautes privés, professionnels, écoliers, étudiants, jeunes, vieux, riches, pauvres, sur les associations et aussi sur les administrations !

Internet a été créé pour être un moyen de communication facile rapide et gratuit. Craignons que cela ne devienne de moins en moins vrai !

Internet vecteur de liberté d’expression et d’accès à la connaissance

Depuis le 5 juillet 2012, L’ONU reconnaît le droit à la liberté d’expression sur Internet.

Le texte onusien affirme que les droits qui s’appliquent hors ligne, en particulier la liberté d’expression, doivent être protégés aussi en ligne, à travers n’importe quel media, et indépendamment des frontières. La résolution appelle encore tous les Etats à promouvoir et faciliter l’accès à Internet et la coopération internationale visant à faciliter le développement des médias et des communications dans tous les pays.

Ce serait étonnant qu’ajouter des taxes illégitimes facilitent l’accès à Internet ? À moins que vous ne pensiez qu’une taxe pour financer le service public audiovisuel soit légitime ? Voire !  Slystone, contributeur sur le Framablog, nous explique ceci dans dans son billet «Ces dinosaures qui ne veulent pas crever»:

Franchement je n’ai aucune intention de financer ce truc, Internet permet au contraire d’être actif, de s’exprimer, de suivre des cours, d’apprendre des langues étrangères, etc. Pourquoi devrais-je financer un truc que je ne vais jamais regarder ?

Vous direz peut-être, «question de point de vue», n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas tout. Slystone explique aussi un peu plus loin dans son article (attention, longue citation):

Le dinosaure, non content de jouer la sangsue et prétendre qu’il est indispensable… n’est pas accessible de manière universelle sur Internet, faisant ainsi fi de son obligation de service public. En effet, j’ai vérifié que si on veut accéder à la vidéo d’une emission sur un site de la télévision publique, on nous impose le plugin Flash. Et Flash, c’est le mal, laissez-moi vous expliquer en deux mots pourquoi. Pour les libristes comme moi, qui utilisons donc des systèmes d’exploitation libres, le plugin Flash est détesté. Il est instable, consomme énormément de ressources (processeur et ram), plante souvent, est très instable quand on a réussi à l’installer, et pour parfaire le tout il n’est même plus maintenu. Plus grave, c’est un logiciel propriétaire, ce qui va à l’encontre de notre philosophie. Il faut choisir entre regarder une émission et accepter un code inconnu, et dans ce dernier cas perdre le contrôle sur notre machine. Donc on ne veut pas utiliser Flash. Dans mon cas je ne peux même pas l’utiliser. J’ai un netbook assez peu véloce, et une lecture avec Flash sera au mieux saccadée. D’ailleurs Apple a tout bonnement décidé de l’interdire sur les Ipads. Comme quoi il n’y a pas besoin d’être libriste pour le détester. Donc Adieu le service de la télévision publique sur Internet.

Et ce n’est pas encore tout : l’accès aux contenus des vidéos construites avec Flash a été longtemps limité aux internautes bénéficiant d’une vue normale, alors que les internautes malvoyants et aveugles ne pouvaient absolument pas prendre connaissance de ces contenus.

C’est depuis peu que Flash peut être accessible, à l’aide de programme professionnels non libres de la maison Adobe, bien entendu, comme nous pouvons le lire sur la page Création de contenu accessible. Avouez que pour un internet libre et gratuit, c’est encore un peu loupé !

La conclusion de Slystone est un constat:

Cette taxe sur les connexions Internet ne serait pas la première. Sous Sarkozy une taxe Copé avait déjà été instaurée, ponctionnant 0,9 du chiffre d’affaires des fournisseurs d’accès Internet pour compenser le manque à gagner suite à la fin de la publicité à la télévision. On paye déjà pour ce satané dinosaure. Visiblement il a encore faim et veut nous sucer le sang jusqu’au bout…

Ma conclusion sera un questionnement : faudra-t-il attendre l’extinction du Dinosaure étatique pour espérer continuer à surfer librement sans craindre la Taxe suspendue au-dessus de nos têtes, ou bien faudra-t-il le combattre ainsi que le fit Saint Georges qui vainquit le dragon ?

Le système GNU

C’est en 1983 que Richard Matthew Stallman, un scientifique et programmeur américain prend une décision qui prendra une importance grandissante à mesure que l’usage de l’ordinateur personnel se développera dans tous les milieux et tous les pays du monde.

En effet, déçu un jour de se voir refuser la recette d’un programme dont il avait besoin, alors que les échanges entre programmeurs avaient jusque-là toujours été d’usage courant, et sentant que l’usage des échanges faits librement risquait bientôt de changer, il décide d’écrire lui-même un système d’exploitation complet, qui serait partageable entre tous et modifiable indéfiniment.

GNU with savannah background squares

Image openclipart.org

À partir de la fin de l’année 1983 quand il annonça son projet pour la première fois, et jusqu’à nos jours, le système GNU n’a cessé de se développer pour être aujourd’hui la composante de base d’un système nommé GNU/Linux,

souvent nommé «  Linux » par une simplification que Richard Stallman dénonce dans chacune de ses conférences !

L’historique et les actions du projet GNU et de la Fondation du Logiciel Libre (Free Software Foundation) peuvent être trouvés sur divers sites internet, tels que www.wikipedia.org, www.gnu.org, et www.fsf.org.

Revenons-en à nos économies et aux ordinateurs, obsolètes ou pas si obsolètes. Le monde de partage sous couvert de licence libre créé par Richard Stallman, RMS en abrégé, s’est étendu jusqu’à devenir un maillage international débordant d’activité. Le logiciel libre est partout : dans les pays riches, dans les pays pauvres, dans les écoles, dans les universités, les associations, dans les entreprises.

Le logiciel libre en résumé:

Le logiciel libre est défini par 4 libertés

  • liberté d’exécuter le programme pour tout les usages ;
  • liberté d’étudier et d’adapter le programme ;
  • liberté de distribuer le programme ;
  • liberté de modifier le programme et de publier vos améliorations.

Ces différentes libertés ont naturellement induit un partage très large puisque les logiciels libres sont distribués gratuitement sous la forme de code source, mais aussi sous forme de programmes pouvant être utilisés directement dans l’ordinateur. Et en plus d’être distribués gratuitement, ils sont de plus disponibles à partir d’une logithèque intégrée à tous les OS qui gère à la fois les programmes et les mises à jour.

Serveur GNU/Linux

Puisqu’il est si répandu, pourquoi le voit-on si peu ?

Le problème vient d’une part qu’il n’appartient pas à une entreprise en particulier, et de fait ne bénéficie pas de campagnes de publicité massives, et d’autre part les quelques grandes entreprises qui développent des systèmes GNU/Linux complets ont le plus souvent pour objectif de vendre leurs services à d’autres entreprises et leurs actions commerciales ne visent donc pas les particuliers.

Enfin, côté marketing le logiciel libre en tant que système d’exploitation n’a pas une image de marque nette et définie.

GNU et Tux

GNU et Tux

C’est un hybride entre un gnou et un manchot qui a de multiples facettes avec plusieurs familles de systèmes dénommées distributions (parce que le système est fourni le plus souvent avec les programmes les plus utilisés comme le navigateur internet, les outils de traitement de textes et les feuilles de calcul, des lecteurs audio et vidéo, un client de courriel, un ou deux logiciels de graphisme… ) et qui ont chacune leurs particularités.

Certaines distributions GNU/Linux sont à la portée de tous, d’autres sont plus orientées vers les utilisateurs déjà expérimentés. Enfin, il y a de nombreux composants pouvant former la base d’une distribution. Certains sont plus légers que d’autres et permettront alors d’utiliser un vieil ordinateur, pourvu qu’il soit en bon état matériel.

Sans trop entrer dans les détails, et pour résumer, on peut faire des économies sur l’achat d’ordinateurs de bureau ou de portables en utilisant un système d’exploitation libre, obtenir une distribution pour laquelle la courbe d’apprentissage ne sera pas plus ardue qu’avec un système non libre couramment répandu, et on aura autant de plaisir et peut-être même plus qu’avec un ordinateur payé cher.

Je n’ai pas tout dit ?

Les systèmes GNU/Linux sont sans virus, et offrent dans leurs logithèques plusieurs milliers de programmes libres et gratuits répartis dans toutes les catégories, de la communication au multimédia, des programmes pour les entreprises, ceux pour le monde de l’éducation, pour les sciences, et bien d’autres encore.

Les systèmes GNU/Linux sont-ils parfaits ? La réponse est non. Aucun système ne peut prétendre l’être. Mais les distributions GNU/Linux sont généralement très stables, et certaines le sont plus que d’autres car développées spécifiquement avec un objectif de fiabilité maximale, elles bénéficient d’un suivi et de mises à jour régulières durant plusieurs années (par exemple, la dernière Ubuntu Linux version LTS est prévue pour être maintenue durant 5 ans depuis sa date de parution en avril 2012).

Enfin, utiliser un ordinateur n’est pas forcément à la portée de tous, et il est souvent bien de simplifier le plus possible pour en faciliter l’utilisation au personnes débutantes. Alors comment faire ? Une bonne idée est d’essayer d’abord, de prendre quelques cours ensuite, et après de continuer à l’utiliser.

Quelques liens utiles pour aller plus loin

Réduisons nos déchets informatique

Notre société moderne fait face à deux gros problèmes, lesquels ont pour noms écologie et économie. Le sujet de ce billet porte sur les déchets, en particulier informatiques et quelques réflexions autour des ordinateurs.

Nous pouvons réduire les déchets de diverses manières, pour être moins polluants et pour être plus économiques. Nous pouvons aussi les diminuer en achetant moins. Par exemple, moins de produits dotés de beaucoup d’emballages, moins d’objets jetables, et aussi moins d’objets technologiques !

Explications

Nous participons au tri de notre mieux depuis déjà de nombreuses années. C’est à peu près à partir de 1995, avec des écarts larges selon les régions et les villes, qu’on peut commencer à voir se développer le tri à la source et observer la mise en place généralisée des déchetteries. Les dates ont été variables suivant les régions, certaines ayant initié le tri sélectif en tant que régions pilotes, d’autres ayant suivi plus tardivement, d’autres n’étant pas encore arrivées.

Définition du Tri sélectif

Le tri sélectif des déchets et la collecte sélective sont des actions consistant à séparer et récupérer les déchets selon leur nature, à la source, pour éviter les contacts et les souillures. Ceci permet de leur donner une « seconde vie », le plus souvent par le réemploi et le recyclage évitant ainsi leur simple destruction par incinération ou abandon en décharge et, par conséquent, de réduire l’empreinte écologique.

Seulement, le tri ne fait pas tout, puisque les déchets vont devoir passer par un recyclage afin d’éviter le stockage et en même temps réemployer la matière. Nous pouvons souvent lire « lui donner une seconde vie », comme dans l’article de Wikipédia dont la citation ci-dessus est extraite, ce qui implique aussi que l’objet ou la matière finira éventuellement par ne plus avoir de vie du tout.

Tout en étant bien conscients du fait que les objets que nous achetons seront un jour désassemblés, brûlés, transformés ou simplement entreposés quand ce sont des matières que nous ne savons pas encore recycler, nous allons évoquer le cas des produits technologiques.

Any key by liftarn

Image openclipart.org

Celui dont je veux vous parler est l’ordinateur. Sans aller jusqu’à suggérer de conserver ou de réemployer les ordinosaures, et contrairement à une idée très répandue, il est tout à fait possible d’utiliser au quotidien une tour ou un ordinateur portable ayant plus de deux ou trois ans. Selon les marques et en fonction du soin qui a entouré votre ordinateur, il est parfois possible de faire tenir une machine jusqu’à 10 ans et plus, pour surfer sur internet, écrire des mails et taper des lettres dans un logiciel de traitement de textes.

Comment est-ce possible ?

Il y a dans le monde de l’informatique deux composants indispensables : le matériel, et le logiciel. Depuis le développement de l’ordinateur personnel, le PC (Personal Computer), le logiciel a été majoritairement lié au matériel lors de la vente, comme s’il n’était pas possible de le dissocier. La méthode de vente du logiciel permettant d’utiliser l’ordinateur (le système d’exploitation ou OS) en même temps que la vente de l’ordinateur lui-même, porte un nom : on parle de vente liée.

En même temps que le phénomène de la vente liée, un phénomène de surenchère sur la puissance requise et la puissance offerte s’est produit depuis le développement du PC. Tandis que les constructeurs mettaient sur le marché des ordinateurs de plus en plus puissants, de leur côté les principaux éditeurs de systèmes d’exploitation vendaient des systèmes de plus en plus exigeants en ressources, nécessitant de réinvestir régulièrement dans le matériel.

À ce moment vous me direz qu’il aurait suffit de ne pas accepter de suivre la loi du marché, et de garder son système et son ordinateur, enfin, de résister au besoin d’acheter les nouveautés ?

Ce serait sans compter avec un troisième facteur : le facteur sécurité ! L’obsolescence des systèmes d’exploitation pour lesquels les éditeurs ne fournissent plus de corrections de bogues ni de mises à jour représente un risque pour la préservation des données personnelles.

Le fait qu’un système d’exploitation, ou exactement une version de ce système d’exploitation (par exemple, Windows XP) ne soit plus maintenu et mis à jour induit donc une possible perte de capacité de fonctionnement de l’ensemble à court ou à moyen terme.

Ce risque peut être induit par exemple par l’apparition de nouveaux formats de fichiers et de nouvelles versions des logiciels faits pour traiter ces données, lesquelles nouvelles versions ne fonctionneront pas sur un matériel et un système d’exploitation dépassés, ou pour d’autres causes, par exemple une corruption causée par un programme malveillant dans une machine ne bénéficiant plus de mises à jour de sécurité. Jusqu’ici, il s’agit toujours des OS (Operating Systems, ou Systèmes d’Exploitation) vendus le plus couramment avec les ordinateurs.

Vous en saurez plus en lisant l’article suivant, le Système GNU.

À quand des transports pour tous en Ariège ?

Alors que d’autres régions développent des offres de transports pour tous, l’Ariège reste sur des offres plus que minimalistes. Une recherche sur internet nous amène rapidement sur le blog de La Dormeuse où elle relate en détail ses expériences comme usagère.

Son article, Ariège, marche à pied et bus malcommodes qui date de 2008, est encore d’actualité aujourd’hui au milieu de l’année 2013, soit 5 ans plus tard.

Extrait:

Toujours adepte du No voiture, je tente de survivre dans la vallée du Douctouyre. Le No voiture, pour moi, c’est un choix de vie, une sorte de luxe aussi : j’ai des jambes, je suis libre de mon temps ; je peux donc marcher à pied, et, le cas échéant, marcher ainsi jusqu’à la station de bus : elle se trouve à 3 km de mon village.

Ensuite, son récit est celui d’un parcours insensé pour pouvoir se servir effectivement d’un transport en commun. Comme chacun le sait, c’est supposé être un moyen de déplacement économique, potentiellement moins polluant que la voiture individuelle, et dans l’idéal cela devrait être pratique.

Dans l’expérience sur le terrain qu’a menée la blogueuse, on peut suivre le déroulement de péripéties qui seraient dignes d’être représentées au théâtre comique. Les bus scolaires sont annoncés par le Conseil Général comme pouvant prendre d’autres passagers, «s’il y a de la place», un chauffeur de bus lui refuse le passage et lui annonce un autre bus devant passer 5 minutes plus tard et qui arrive 25 minutes plus tard, les emplacements des arrêts sont loin des habitations, etc…

Ce n’est qu’un exemple, saisissant mais pas isolé, de l’état des transports dans le département.

D’autres résultats de recherches pourront faire sourire, essayez les termes suivants : «transports mirapiciens», «transports appaméens», «transports fuxéens. Transports appaméens m’a menée à la découverte d’un article de La Depeche, «Pamiers. Navettes : une nouvelle ligne gare-centre-ville».

On y apprend que des navettes gratuites pourront permettre de rejoindre le centre ville depuis la gare SNCF : aux heures de pointe ! Ce que je trouve étonnant dans le paysage des transports. Pourquoi offrir un trajet aussi limité ? Et pourquoi l’offrir spécifiquement aux heures de pointe alors que le trajet gare – centre ville représente entre 5 et 10 minutes de marche, et pourquoi ne pas commencer à prévoir des plans de déplacement plus large et plus nombreux ?

Comment s’informer ? Je suggère ce parcours, le même que j’ai suivi un jour, et qui n’aboutit à rien pour la plupart des usagers potentiels. Je dis bien pour la plupart, car n’étant pas une personne âgée et n’ayant pas de besoins de déplacements par le transport à la demande (dénommé sobrement «TAD»), je n’ai pas eu l’occasion de tester ce service. Suivez le guide : voici le site internet du «Service des Transports départementaux». Tentez la page des “lignes régulières”, téléphonez à la ronde, testez, et faites-nous part de vos résultats !

Touche pas à mon Auto Entreprise !

J’ai souvent pensé choisir ce statut et j’y pense encore, en me demandant quand cela sera le bon moment.

Il semblerait que ce ne soit peut-être pas le bon moment, car un vent de révolte souffle dans le monde de l’auto entreprise, face aux projets de réforme du statut.

Déjà au mois de décembre 2011, François Hollande parlait de nécessité de révision du statut « François Hollande confirme la position du PS, le régime d’auto entrepreneur doit être revu, pas supprimé. »

Il ne faut pas supprimer la possibilité de « mettre le pied à l’étrier » pour les nouveaux entrepreneurs mais limiter cette phase transitoire dans le temps et à des formes d’entreprises simplifiées.

Cela pourrait sembler légitime, si la situation réelle des personnes concernées permettait effectivement un changement vers un statut fiscal, social et juridique leur permettant de vivre décemment. Mais au contraire ! On peut se rendre compte d’après les nombreux commentaires sur divers sites que pour des milliers de personnes ayant choisi ce statut, c’est la seule et unique solution pour survivre.

Cela concerne des retraités dont les pensions sont trop peu élevées, des mères ayant besoin de temps pour prendre soin de leurs enfants, d’anciens chômeurs dont le monde du travail ne veut plus, des personnes insuffisamment qualifiées pour intéresser les entreprises qui recrutent… Ce sont le plus souvent des personnes pour qui l’auto entrepreneuriat sera nécessaire jusqu’à leur retraite ! Plus qu’un ballon d’air frais, c’est d’abord une bouée de sauvetage, une chaloupe à la mer, qu’il ne faudrait pas transformer en épave dérivant au gré des courants politiques…

Pour d’autres, cela pourrait en effet être un tremplin, lequel aura une longueur pouvant nécessiter jusqu’à 5 années ou plus, pour permettre un atterrissage en douceur vers une autre forme d’entrepreneuriat.

Je vous propose de découvrir cela dans les pages suivantes, et les nombreux commentaires édifiants qui les accompagnent et ne cessent de croître en nombre:
Déjà dans le lien ci-dessus, on peut lire un dans l’un d’entre eux:

Eric
29 mar 2012
09 h 33

La notion de phase de démarrage ne s’adresse effectivement qu’à des entrepreneurs qui pensent (ou qui ont la chance) voir leur activité s’envoler et dépasser les 32K€ de CA en service ou 80K€ en vente.

Personnellement, comme pas mal d’autres en service de conseil, webdesign, je serais déjà bien content d’atteindre les 32K€. ça fait 3 ans et je suis satisfait même avec un CA assez maigre.
L’alternative ?
Je n’en ai plus. Ce serait pire que de la précarité! Peut-être Maison des artistes (à moins qu’on la supprime aussi ?)
Inemployable à 48 ans, mal diplomé (pour les normes actuelles) sans droits Assedic (…)

Ça fait mal, non ?

Dans l’article suivant, sur le site de Gautier Girard, « Le site de référence sur la Création d’Entreprise et l’Entrepreneuriat »:
“Ajustements” du statut d’auto-entrepreneur : le président des artisans veut le limiter à un an !,

Cette page en est à plus de 100 commentaires.

Sur le blog.lefigaro.fr, 10 propositions pour défendre les auto-entrepreneurs.

Le final de ce court article nous parle de résultats financiers : « Le régime de l’auto-entrepreneur a généré 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 600 millions de recettes fiscales pour l’Etat. »

Et le témoignage d’un artisan que les Auto Entrepreneurs ne gêne pas :

« lulu008> je suis artisan électricien. Les auto-entrepreneurs ne font pas autant de ‘mal’ que certains le laisseraient croire.
Très rares sont les maîtrises d’œuvre qui souhaitent travailler avec un AE pour la simple et bonne raison que trouver un AE disposant d’une responsabilité civile professionnelle avec décennale relève du miracle.
Ceci étant, pour les petits travaux chez les particuliers, je ne suis pas contre redonner le marché à un AE local car, à vrai dire, ce genre de petits travaux n’intéressent plus vraiment les artisans, les vrais allons nous dire… »

En cherchant un petit peu, on trouve très souvent des témoignages identiques, tendant à démontrer que la concurrence déloyale pointée du doigt pour justifier une réforme est très probablement une fausse bonne raison.
Et si vous étiez désireux de lancer ou de signer une pétition, la Fédération des Auto Entrepreneurs a justement pointé vers cette page : http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/petition.php

” oui j’ai vu, leur titre s’écrit « PETITION » au lieu de PÉTITION… 😉

Logiciels open source pour Windows

Un précédent article, Logiciels libres ou gratuits ?, présentait globalement les Logiciels libres. Souvent dénommés aussi Open Source, ce qui signifie “Source ouverte”, construits avec des langages de programmation différents selon la plate-forme pour laquelle ils sont prévus, il en existe pour Mac, Windows, et Linux.

On trouve une source d’information abondante à leur sujet chez Framasoft, déjà évoqué dans l’article ci-dessus, aujourd’hui je vous présente deux autres sites qui référencent un grand nombre de Logiciels libres : The OSSwin project: Open Source for Windows! et Open Source Windows. Le premier propose également un lien vers une page de jeux libres, games tandis que le second propose un lien supplémentaire vers une page de logiciels libres pour Mac : Open Source Mac.

Je préfère tout de même les distributions Linux, avec leur gestion intégrée et centralisés des applications et des logiciels, utilisant des gestionnaires d’applications et des logithèques dont les programmes sont fournis pas des dizaines de serveurs miroirs à travers le monde. Cependant, pour tous les utilisateurs habitués à un autre système, de nombreux logiciels libres pour leur plate-forme préférée sont disponibles.

Pompage sur Internet un prof piège ses élèves

Depuis que l’accès à Internet devient disponible dans la plupart des familles, il se produit de bien curieuses choses sur les bancs de l’école, comme vous allez le voir en lisant ce qui suit.

Cette présentation d’un piège tendu à ses élèves par un professeur de lycée a d’ailleurs eu du succès sur la toile, car si vous copiez cette phrase “Comment j’ai pourri le web” dans un moteur de recherches, vous trouverez tout de suite. Chez Google il y a pour l’instant 36000 résultats.

Donc un professeur arrive dans un lycée, donne un devoir de réflexion à ses nouveaux élèves et quand il commence à lire les copies chez lui le soir, il y trouve de bien curieux éléments qui ne coïncident ni avec une réflexion personnelle, ni avec le vocabulaire employé habituellement par des jeunes dans ces niveaux scolaires. Alors, il décide de préparer un petit traquenard pour la rentrée scolaire suivante. Vous pourrez lire ici la suite de l’histoire : J’ai piégé le Net pour donner une bonne leçon à mes élèves.

Logiciels libres ou gratuits ?

Vous utilisez Windows et vous voudriez avoir un logiciel de dessin. Disons que vous ne voudriez pas avoir à le payer, alors vous allez rechercher un logiciel gratuit !

Gratuit : le mot est magique ! Cela signifie que vous n’aurez pas à le payer. Oui, mais de quel genre de gratuité parlons-nous ? Ne risquez-vous pas d’installer un programme contenant un code malveillant ? Ou un programme simplement inefficace pour faire ce que vous avez besoin de réaliser, et que vous ne pourrez peut-être pas désinstaller facilement par la suite ? Notez sur le site de malekal.com le nombre hallucinant de programmes malveillants pouvant circuler et les multitudes de méthodes d’intrusion possibles.

Il existe des programmes qui ne sont pas seulement gratuits mais qui sont également dit “libres”, parce qu’ils sont accompagnés d’une licence disant clairement que vous avez le droit d’accéder au code source du logiciel, vous avez le droit de le partager, et de le redistribuer.

De la faculté d’accéder au code source (la recette du logiciel), découle la gratuité de la majeure partie d’entre eux, mais aussi une sécurité accrue, puisque tout développeur professionnel ou amateur peut analyser le programme et rapporter des failles auprès des responsables du projet, lorsqu’il en découvre. On nomme cela la sécurité par la lumière, en opposition à la sécurité par l’obscurité.

Notez qu’un logiciel libre peut être payant, bien que dans les faits ils soient le plus souvent distribués gratuitement. Du fait de la liberté d’accéder au code source, le programme est plus sûr, car il est étudié par des centaines de personnes dans le monde, et surtout lorsque c’est un programme intéressant, amusant (il y a de nombreux jeux libres, présentés par exemple sur jeuxlibres.net) ou utile, il fonctionne sur la machine de milliers de personnes à travers le monde, et bénéficie ainsi de nombreux retours : les utilisateurs peuvent faire des rapports de bugs ou des demandes d’ajouts de fonctionnalités. Dans la pratique, c’est souvent le cas.

Où trouver des logiciels libres ? Pour Windows, saisissez simplement dans votre moteur de recherches préféré la fonction recherchée, et ajoutez “+win32”, et vous devriez trouver plus d’un programme correspondant. Par exemple, pour “dessin +win32”, sur le moteur de recherches Ixquick.com, je trouve en premier Inkscape, qui est un logiciel de dessin vectoriel connu et très bien maintenu. Ensuite arrive Blender, qui permet de faire du dessin et de la modélisation en 3D.

Pour visiter diverses catégories de logiciels disponibles sous une licence libre, vous pouvez visiter le site Framasoft.

Notez que de nombreux sites proposent des logiciels libres. Il est conseillé de les prendre de préférence sur le site où ils sont originellement publiés. On peut en effet lire sur le site de malekal.com, un autre article fort intéressant qui montre à l’aide de captures d’écrans comment des logiciels libres sont reconstruits avec des additifs indésirables. N’installez que des logiciels libres en provenance du site même du projet. Par exemple les fiches de chez Framasoft fournissent systématiquement le lien vers le site officiel de chacun de ces programmes.

Et comme l’explique si bien cet article d’un journal canadien, Ledevoir.com, le logiciel libre en plus d’être économique est éthique et social car il passe par le travail collaboratif et le partage.

Un logiciel peut dont être libre, ou gratuit, ou même libre et gratuit. En choisissant d’installer un logiciel libre vous faites plus que le choix de la gratuité, vous entrez dans un cercle vertueux.

Quelques liens:
Le système d’exploitation GNU http://www.gnu.org

Les licences libres http://www.gnu.org/licenses/licenses.html

Promouvoir et défendre le logiciel libre http://www.april.org

L’Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres http://aful.org/association

Compteurs électriques Linky, UFC Que Choisir saisit le Conseil d’Etat d’un recours

En bref et en quelques mots, ERDF promet des merveilles avec un nouveau compteur dont le seul intérêt serait de procurer un bénéfice considérable à ERDF, et ce, au détriment des usagers, contrairement à ce qu’énonce la campagne.

De plus, l’installation de ce compteur (payant, cher, et non pris en charge) serait rendue obligatoire par un texte déjà écrit.

Si les négociations entre ERDF et la FNCCR sur la propriété du compteur avaient un enjeu en terme de financement du dispositif, il faut néanmoins rappeler que juridiquement la généralisation est actée depuis l’arrêté du 4 janvier 2012 et que les mécanismes finaux de financement sont prévus depuis le décret du 31 août 2010.

Et surtout, le compteur en question n’est pas compatible avec les normes européennes:

Le débat actuel masque en fait le vrai problème : en l’état, le compteur Linky ne répond pas aux exigences normatives européennes et nationales, et, en conséquence, n’est pas au service des consommateurs pour une meilleure maîtrise de leur consommation énergétique et de leur budget.

La conclusion de l’UFC Que Choisir est directe:

Refusant que la généralisation des compteurs communicants se fasse au détriment des consommateurs, l’UFC-Que Choisir :

– A saisi le Conseil d’Etat d’un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté de généralisation du Linky afin de permettre un projet respectueux des intérêts des consommateurs censés être les principaux bénéficiaires des compteurs intelligents ;

– Met à disposition des consommateurs une fiche de décryptage sur les dix « on-dit » les plus souvent avancés sur le compteur Linky afin de rétablir la vérité sur les fonctionnalités du compteur.

Retrouvez notre fiche VRAI / FAUX sur les compteurs Linky en cliquant ici

Et surtout, ne vous arrêtez pas à ce bref résumé en forme de citations, et lisez la suite dans l’article complet sur le site : Compteur LINKY – L’UFC-Que Choisir entend court-circuiter le faux compteur intelligent.