Who can be Snowden?

Once for a change, a post in English will be published on this blog. Here is an astonishing video with the presenter John Oliver, on Matt’s blog (one of the founders allowing all of us to enjoy the WordPress content delivery system).

http://ma.tt/2015/04/john-oliver-meets-snowden/

Being in France I am unaware who this presenter is*, all I can say, he surely knows how to keep his audience, mixing the serious talk with light jokes all along. Enjoy!

Nouvelle loi sur la formation, le e-learning, et les MOOC

Vous trouvez que nous sommes en avance ? Que nous avons de quoi être fiers ? Eh bien non, nous avons un retard considérable.

Les MOOC : ce sont des “Massive Online Open Courses”. Des cours en ligne ouverts, gratuits, pour tous. Ils existent depuis longtemps, et en France nous les découvrons. Vous trouverez ci-après une page qui en recense un grand nombre, entre autres sources de formations gratuites en ligne:

http://wonderstudy.github.io/

Le e-learning:

Quelques recherches rapides avec «e-learning en France» dans un moteur de recherches quelconque vous montrera qu’il y a encore du chemin à faire avant que ça ne soit adopté massivement.

e-learning en France, infographie

Et enfin, voici maintenant le site du gouvernement, ou tout un chacun/chacune sera invité(e) à s’inscrire, et à rechercher ses formations ! Attention formateurs, même si vous êtes déclarés en tant que formateurs, vous devrez chercher la porte pour entrer dans le Saint des Saints.

http://www.moncompteformation.gouv.fr/

Afin de trouver une formation éligible, recherchez la dans votre région:

http://www.moncompteformation.gouv.fr/recherche_formations_eligibles

Vérifiez la sidebar à droite:

A lire aussi

Formations éligibles : les listes publiées par les organismes

Vous pouvez consulter la liste des organismes éditeurs ayant publié leurs listes des formations éligibles au compte personnel de formation.

et là, tadam! Cliquez sur les mots magiques: “En savoir+” ! Vous atterrirez alors sur cette page:

http://www.moncompteformation.gouv.fr/formations-eligibles-les-listes-publiees-par-les-editeurs

Et voilà ! (Ndlr: And voila)

Là on apprend que pour la région Midi-Pyrénées, c’est l’organisme nommé «COPAREF», comme dans de nombreux autres coins de la France, qui est en charge. Ah “COPAREF”, mais encore ?

Cliquons encore une fois, sur ce terme maintenant, et l’on apprend que en fin de compte cela signifie

«COPAREF

Comité paritaire interprofessionnel régional pour l’emploi et la formation»

Je n’en sais pas plus pour l’heure. À votre avis, qu’est-ce que cet organisme ?

Big data nos chers réseaux sociaux

Quand on clique on est traqués. Vous le saviez déjà ? Bien. Je n’avais pas une vision claire de la manière dont les données laissées en navigant circulent et sont traitées.

 

Cette vidéo est une enquête sur le terrain, qui aborde aussi en seconde partie le danger des faux sites, vers lesquels certains mails frauduleux (spams) veulent vous diriger !

Adieu Windows XP, bonjour GNU/Linux !

C’est aujourd’hui que sonne le glas pour Windows XP, et nombre d’ordinateurs  n’auront pas la puissance pour faire fonctionner les dernières versions de Windows !

Vous avez dû remarquer depuis quelques jours une petite fenêtre jaillissant dans votre écran quand vous démarrez Windows XP, si c’est la version que vous utilisez. Cela dit en substance que vous allez devoir vous séparer…

Fin du support pour Windows XP

Et “cliquez ici” vous mène (selon le pays où vous vivez), à cette page.

Qu’implique la fin du support pour Windows XP ? En gros, soit vous changez de système Windows, et de machine par la même occasion car les dernières versions du système d’exploitation par Microsoft ne fonctionnent que sur des machines récentes pourvues de composants bien plus puissants, soit par miracle, votre ordinateur est apte à utiliser Windows 8.1 (comment ?)

Selon la page «Fin du support»:

Très peu d’anciens ordinateurs sont en mesure d’exécuter Windows 8.1, la dernière version de Windows.

Nous vous recommandons de télécharger et d’exécuter l’Assistant Mise à niveau de Windows pour vérifier si votre PC possède la configuration requise pour Windows 8, puis de suivre les étapes du didacticiel pour effectuer la mise à jour sur votre PC, le cas échéant.

La configuration requise pour Windows 8.1 est sensiblement la même que pour Windows 8.

Si votre PC peut exécuter Windows 8, dans la plupart des cas vous pouvez bénéficier de la mise à jour gratuite vers Windows 8.1. Pour plus d’informations, consultez le FAQ.

(L’énoncé de la configuration requise pour Windows 8.1 me fait un peu tousser… et me semble quelque peu sous-évaluée pour une utilisation réellement fluide)

Côté configuration, si votre ordinateur méritait mieux que de finir au rebut alors qu’il fonctionne ?

Ordinateurs au rebut

Campagne de nettoyage

Un choix différent est cependant possible. Passez à Linux ! D’autres l’ont fait, pourquoi pas vous ?

GNU/Linux est un système convivial, contrairement aux systèmes Windows il ne nécessite pas d’utiliser un ordinateur dernier cri et fera tourner votre ordinateur vieillissant honorablement pourvu que le matériel (mémoire, disque dur…) soit en bon état de fonctionnement.

Les systèmes Linux les plus récents vous offrent une sécurité et une tranquillité que vous n’avez peut-être jamais connue avec un système Windows : avez-vous besoin d’un nouveau programme pour (ici mettez ce que vous voulez : voir un film emprunté dans la vidéothèque locale ? Installer un logiciel de création audio ? Essayer un programme pour la PAO ?

Inutile de courir le web et les moteurs de recherche, tout est déjà dans les dépôts de votre distribution Linux, accessible par un programme nommé “gestionnaire de paquets”, ou encore, “logithèque”, simplement, et à deux clics de votre souris !

Debian, Ubuntu, Mint, Fedora, Opensuse, Mageia, sont les noms de quelques distributions parmi les plus connues. Chacune d’entre elles a aussi donné naissance à des dérivées, ce qui permet d’avoir un choix considérable s’adaptant à presque tous les usages et presque toutes les générations d’ordinateurs et d’utilisateurs !

Les styles de bureaux, aussi différents les uns des autres, offrent aussi un grand choix et permettent à l’utilisateur de personnaliser complètement son système.

Une rencontre autour des logiciels libres sera bientôt organisée à Mirepoix (09500). Et si vous en profitiez pour franchir le pas ?

Les internautes paient aussi pour la télévision

Depuis plusieurs années l’État français se bat pour faire accepter une taxe ou une partie de taxe sur l’abonnement aux réseaux Internet. En 2009, la taxe Copé, taxe sur les opérateurs télécom est instaurée pour compenser une perte de revenu : les chaînes publiques de télévision diffuseraient de moins en moins de publicité. Mais cette taxe n’était pas reconnue légale par l’Europe.

Notre député, Monsieur Alain FAURE, annonce sur son blog sous la rubrique L’actualité politique du vendredi 28 juin 2013, titre «Taxe Télécom»

La Cour de justice de l’Union européenne a validé la taxe sur les opérateurs de communication électronique, qu’acquittent les fournisseurs d’accès à Internet et qui vise à financer le service public télévisuel.

Je vous laisse le soin de lire la suite sur le blog de notre député.

Ailleurs sur le web, nous pouvons découvrir ce qu’est la Taxe Télécom,

une taxe affectant les opérateurs de télécommunications de FranceSFR, Orange, Free et Bouygues Telecom —, instaurée en mars 20091,2 afin de financer France Télévisions après la suppression de la diffusion de publicités en soirée sur les chaînes du groupe3.

Nous découvrons aussi que la cour de Justice Européenne, en déclarant cette taxe légale, vient de faire économiser 1,3 milliards d’euros à l’État français, comme nous l’explique Latribune.fr dans cet article, La “taxe Télécoms” validée par la justice européenne:

Une victoire pour la France. En pleine bataille sur l’exception culturelle entre Paris et Bruxelles, la Cour européenne de justice (CEJ) vient de donner raison à la France au sujet de la taxe Copé, mise en place en 2009.

Quelques questions pourraient être posées:

À quel usage est destinée dorénavant la manne générée par la Redevance télévision, qui coûtait 125 euros par foyer fiscal en 2012, coûtera 131 euros en 2013 en métropole, et 85 euros dans les DOM ?

Le montant prévisible de l’amende qui a été épargnée à l’État français sera-t-il dédié à des dépenses utiles pour l’ensemble des habitants de la France ?

Pour les familles ne voulant pas de télévision, où est l’équité dans le fait de contribuer de manière obligatoire au service public audiovisuel français ?

Enfin qu’est-ce que cette « exception culturelle » qui permettrait à la France de taxer à tour de bras : l’accès à Internet, le prix des media de stockage comme les CD les DVD et les disques durs, que l’on soit ou non fan des derniers groupes à la mode ?

À noter, bien que sans nécessité d’approfondir, que cette taxe tombe sur les internautes privés, professionnels, écoliers, étudiants, jeunes, vieux, riches, pauvres, sur les associations et aussi sur les administrations !

Internet a été créé pour être un moyen de communication facile rapide et gratuit. Craignons que cela ne devienne de moins en moins vrai !

Internet vecteur de liberté d’expression et d’accès à la connaissance

Depuis le 5 juillet 2012, L’ONU reconnaît le droit à la liberté d’expression sur Internet.

Le texte onusien affirme que les droits qui s’appliquent hors ligne, en particulier la liberté d’expression, doivent être protégés aussi en ligne, à travers n’importe quel media, et indépendamment des frontières. La résolution appelle encore tous les Etats à promouvoir et faciliter l’accès à Internet et la coopération internationale visant à faciliter le développement des médias et des communications dans tous les pays.

Ce serait étonnant qu’ajouter des taxes illégitimes facilitent l’accès à Internet ? À moins que vous ne pensiez qu’une taxe pour financer le service public audiovisuel soit légitime ? Voire !  Slystone, contributeur sur le Framablog, nous explique ceci dans dans son billet «Ces dinosaures qui ne veulent pas crever»:

Franchement je n’ai aucune intention de financer ce truc, Internet permet au contraire d’être actif, de s’exprimer, de suivre des cours, d’apprendre des langues étrangères, etc. Pourquoi devrais-je financer un truc que je ne vais jamais regarder ?

Vous direz peut-être, «question de point de vue», n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas tout. Slystone explique aussi un peu plus loin dans son article (attention, longue citation):

Le dinosaure, non content de jouer la sangsue et prétendre qu’il est indispensable… n’est pas accessible de manière universelle sur Internet, faisant ainsi fi de son obligation de service public. En effet, j’ai vérifié que si on veut accéder à la vidéo d’une emission sur un site de la télévision publique, on nous impose le plugin Flash. Et Flash, c’est le mal, laissez-moi vous expliquer en deux mots pourquoi. Pour les libristes comme moi, qui utilisons donc des systèmes d’exploitation libres, le plugin Flash est détesté. Il est instable, consomme énormément de ressources (processeur et ram), plante souvent, est très instable quand on a réussi à l’installer, et pour parfaire le tout il n’est même plus maintenu. Plus grave, c’est un logiciel propriétaire, ce qui va à l’encontre de notre philosophie. Il faut choisir entre regarder une émission et accepter un code inconnu, et dans ce dernier cas perdre le contrôle sur notre machine. Donc on ne veut pas utiliser Flash. Dans mon cas je ne peux même pas l’utiliser. J’ai un netbook assez peu véloce, et une lecture avec Flash sera au mieux saccadée. D’ailleurs Apple a tout bonnement décidé de l’interdire sur les Ipads. Comme quoi il n’y a pas besoin d’être libriste pour le détester. Donc Adieu le service de la télévision publique sur Internet.

Et ce n’est pas encore tout : l’accès aux contenus des vidéos construites avec Flash a été longtemps limité aux internautes bénéficiant d’une vue normale, alors que les internautes malvoyants et aveugles ne pouvaient absolument pas prendre connaissance de ces contenus.

C’est depuis peu que Flash peut être accessible, à l’aide de programme professionnels non libres de la maison Adobe, bien entendu, comme nous pouvons le lire sur la page Création de contenu accessible. Avouez que pour un internet libre et gratuit, c’est encore un peu loupé !

La conclusion de Slystone est un constat:

Cette taxe sur les connexions Internet ne serait pas la première. Sous Sarkozy une taxe Copé avait déjà été instaurée, ponctionnant 0,9 du chiffre d’affaires des fournisseurs d’accès Internet pour compenser le manque à gagner suite à la fin de la publicité à la télévision. On paye déjà pour ce satané dinosaure. Visiblement il a encore faim et veut nous sucer le sang jusqu’au bout…

Ma conclusion sera un questionnement : faudra-t-il attendre l’extinction du Dinosaure étatique pour espérer continuer à surfer librement sans craindre la Taxe suspendue au-dessus de nos têtes, ou bien faudra-t-il le combattre ainsi que le fit Saint Georges qui vainquit le dragon ?

Le système GNU

C’est en 1983 que Richard Matthew Stallman, un scientifique et programmeur américain prend une décision qui prendra une importance grandissante à mesure que l’usage de l’ordinateur personnel se développera dans tous les milieux et tous les pays du monde.

En effet, déçu un jour de se voir refuser la recette d’un programme dont il avait besoin, alors que les échanges entre programmeurs avaient jusque-là toujours été d’usage courant, et sentant que l’usage des échanges faits librement risquait bientôt de changer, il décide d’écrire lui-même un système d’exploitation complet, qui serait partageable entre tous et modifiable indéfiniment.

GNU with savannah background squares

Image openclipart.org

À partir de la fin de l’année 1983 quand il annonça son projet pour la première fois, et jusqu’à nos jours, le système GNU n’a cessé de se développer pour être aujourd’hui la composante de base d’un système nommé GNU/Linux,

souvent nommé «  Linux » par une simplification que Richard Stallman dénonce dans chacune de ses conférences !

L’historique et les actions du projet GNU et de la Fondation du Logiciel Libre (Free Software Foundation) peuvent être trouvés sur divers sites internet, tels que www.wikipedia.org, www.gnu.org, et www.fsf.org.

Revenons-en à nos économies et aux ordinateurs, obsolètes ou pas si obsolètes. Le monde de partage sous couvert de licence libre créé par Richard Stallman, RMS en abrégé, s’est étendu jusqu’à devenir un maillage international débordant d’activité. Le logiciel libre est partout : dans les pays riches, dans les pays pauvres, dans les écoles, dans les universités, les associations, dans les entreprises.

Le logiciel libre en résumé:

Le logiciel libre est défini par 4 libertés

  • liberté d’exécuter le programme pour tout les usages ;
  • liberté d’étudier et d’adapter le programme ;
  • liberté de distribuer le programme ;
  • liberté de modifier le programme et de publier vos améliorations.

Ces différentes libertés ont naturellement induit un partage très large puisque les logiciels libres sont distribués gratuitement sous la forme de code source, mais aussi sous forme de programmes pouvant être utilisés directement dans l’ordinateur. Et en plus d’être distribués gratuitement, ils sont de plus disponibles à partir d’une logithèque intégrée à tous les OS qui gère à la fois les programmes et les mises à jour.

Serveur GNU/Linux

Puisqu’il est si répandu, pourquoi le voit-on si peu ?

Le problème vient d’une part qu’il n’appartient pas à une entreprise en particulier, et de fait ne bénéficie pas de campagnes de publicité massives, et d’autre part les quelques grandes entreprises qui développent des systèmes GNU/Linux complets ont le plus souvent pour objectif de vendre leurs services à d’autres entreprises et leurs actions commerciales ne visent donc pas les particuliers.

Enfin, côté marketing le logiciel libre en tant que système d’exploitation n’a pas une image de marque nette et définie.

GNU et Tux

GNU et Tux

C’est un hybride entre un gnou et un manchot qui a de multiples facettes avec plusieurs familles de systèmes dénommées distributions (parce que le système est fourni le plus souvent avec les programmes les plus utilisés comme le navigateur internet, les outils de traitement de textes et les feuilles de calcul, des lecteurs audio et vidéo, un client de courriel, un ou deux logiciels de graphisme… ) et qui ont chacune leurs particularités.

Certaines distributions GNU/Linux sont à la portée de tous, d’autres sont plus orientées vers les utilisateurs déjà expérimentés. Enfin, il y a de nombreux composants pouvant former la base d’une distribution. Certains sont plus légers que d’autres et permettront alors d’utiliser un vieil ordinateur, pourvu qu’il soit en bon état matériel.

Sans trop entrer dans les détails, et pour résumer, on peut faire des économies sur l’achat d’ordinateurs de bureau ou de portables en utilisant un système d’exploitation libre, obtenir une distribution pour laquelle la courbe d’apprentissage ne sera pas plus ardue qu’avec un système non libre couramment répandu, et on aura autant de plaisir et peut-être même plus qu’avec un ordinateur payé cher.

Je n’ai pas tout dit ?

Les systèmes GNU/Linux sont sans virus, et offrent dans leurs logithèques plusieurs milliers de programmes libres et gratuits répartis dans toutes les catégories, de la communication au multimédia, des programmes pour les entreprises, ceux pour le monde de l’éducation, pour les sciences, et bien d’autres encore.

Les systèmes GNU/Linux sont-ils parfaits ? La réponse est non. Aucun système ne peut prétendre l’être. Mais les distributions GNU/Linux sont généralement très stables, et certaines le sont plus que d’autres car développées spécifiquement avec un objectif de fiabilité maximale, elles bénéficient d’un suivi et de mises à jour régulières durant plusieurs années (par exemple, la dernière Ubuntu Linux version LTS est prévue pour être maintenue durant 5 ans depuis sa date de parution en avril 2012).

Enfin, utiliser un ordinateur n’est pas forcément à la portée de tous, et il est souvent bien de simplifier le plus possible pour en faciliter l’utilisation au personnes débutantes. Alors comment faire ? Une bonne idée est d’essayer d’abord, de prendre quelques cours ensuite, et après de continuer à l’utiliser.

Quelques liens utiles pour aller plus loin

À quand des transports pour tous en Ariège ?

Alors que d’autres régions développent des offres de transports pour tous, l’Ariège reste sur des offres plus que minimalistes. Une recherche sur internet nous amène rapidement sur le blog de La Dormeuse où elle relate en détail ses expériences comme usagère.

Son article, Ariège, marche à pied et bus malcommodes qui date de 2008, est encore d’actualité aujourd’hui au milieu de l’année 2013, soit 5 ans plus tard.

Extrait:

Toujours adepte du No voiture, je tente de survivre dans la vallée du Douctouyre. Le No voiture, pour moi, c’est un choix de vie, une sorte de luxe aussi : j’ai des jambes, je suis libre de mon temps ; je peux donc marcher à pied, et, le cas échéant, marcher ainsi jusqu’à la station de bus : elle se trouve à 3 km de mon village.

Ensuite, son récit est celui d’un parcours insensé pour pouvoir se servir effectivement d’un transport en commun. Comme chacun le sait, c’est supposé être un moyen de déplacement économique, potentiellement moins polluant que la voiture individuelle, et dans l’idéal cela devrait être pratique.

Dans l’expérience sur le terrain qu’a menée la blogueuse, on peut suivre le déroulement de péripéties qui seraient dignes d’être représentées au théâtre comique. Les bus scolaires sont annoncés par le Conseil Général comme pouvant prendre d’autres passagers, «s’il y a de la place», un chauffeur de bus lui refuse le passage et lui annonce un autre bus devant passer 5 minutes plus tard et qui arrive 25 minutes plus tard, les emplacements des arrêts sont loin des habitations, etc…

Ce n’est qu’un exemple, saisissant mais pas isolé, de l’état des transports dans le département.

D’autres résultats de recherches pourront faire sourire, essayez les termes suivants : «transports mirapiciens», «transports appaméens», «transports fuxéens. Transports appaméens m’a menée à la découverte d’un article de La Depeche, «Pamiers. Navettes : une nouvelle ligne gare-centre-ville».

On y apprend que des navettes gratuites pourront permettre de rejoindre le centre ville depuis la gare SNCF : aux heures de pointe ! Ce que je trouve étonnant dans le paysage des transports. Pourquoi offrir un trajet aussi limité ? Et pourquoi l’offrir spécifiquement aux heures de pointe alors que le trajet gare – centre ville représente entre 5 et 10 minutes de marche, et pourquoi ne pas commencer à prévoir des plans de déplacement plus large et plus nombreux ?

Comment s’informer ? Je suggère ce parcours, le même que j’ai suivi un jour, et qui n’aboutit à rien pour la plupart des usagers potentiels. Je dis bien pour la plupart, car n’étant pas une personne âgée et n’ayant pas de besoins de déplacements par le transport à la demande (dénommé sobrement «TAD»), je n’ai pas eu l’occasion de tester ce service. Suivez le guide : voici le site internet du «Service des Transports départementaux». Tentez la page des “lignes régulières”, téléphonez à la ronde, testez, et faites-nous part de vos résultats !

Pompage sur Internet un prof piège ses élèves

Depuis que l’accès à Internet devient disponible dans la plupart des familles, il se produit de bien curieuses choses sur les bancs de l’école, comme vous allez le voir en lisant ce qui suit.

Cette présentation d’un piège tendu à ses élèves par un professeur de lycée a d’ailleurs eu du succès sur la toile, car si vous copiez cette phrase “Comment j’ai pourri le web” dans un moteur de recherches, vous trouverez tout de suite. Chez Google il y a pour l’instant 36000 résultats.

Donc un professeur arrive dans un lycée, donne un devoir de réflexion à ses nouveaux élèves et quand il commence à lire les copies chez lui le soir, il y trouve de bien curieux éléments qui ne coïncident ni avec une réflexion personnelle, ni avec le vocabulaire employé habituellement par des jeunes dans ces niveaux scolaires. Alors, il décide de préparer un petit traquenard pour la rentrée scolaire suivante. Vous pourrez lire ici la suite de l’histoire : J’ai piégé le Net pour donner une bonne leçon à mes élèves.

Logiciels libres ou gratuits ?

Vous utilisez Windows et vous voudriez avoir un logiciel de dessin. Disons que vous ne voudriez pas avoir à le payer, alors vous allez rechercher un logiciel gratuit !

Gratuit : le mot est magique ! Cela signifie que vous n’aurez pas à le payer. Oui, mais de quel genre de gratuité parlons-nous ? Ne risquez-vous pas d’installer un programme contenant un code malveillant ? Ou un programme simplement inefficace pour faire ce que vous avez besoin de réaliser, et que vous ne pourrez peut-être pas désinstaller facilement par la suite ? Notez sur le site de malekal.com le nombre hallucinant de programmes malveillants pouvant circuler et les multitudes de méthodes d’intrusion possibles.

Il existe des programmes qui ne sont pas seulement gratuits mais qui sont également dit “libres”, parce qu’ils sont accompagnés d’une licence disant clairement que vous avez le droit d’accéder au code source du logiciel, vous avez le droit de le partager, et de le redistribuer.

De la faculté d’accéder au code source (la recette du logiciel), découle la gratuité de la majeure partie d’entre eux, mais aussi une sécurité accrue, puisque tout développeur professionnel ou amateur peut analyser le programme et rapporter des failles auprès des responsables du projet, lorsqu’il en découvre. On nomme cela la sécurité par la lumière, en opposition à la sécurité par l’obscurité.

Notez qu’un logiciel libre peut être payant, bien que dans les faits ils soient le plus souvent distribués gratuitement. Du fait de la liberté d’accéder au code source, le programme est plus sûr, car il est étudié par des centaines de personnes dans le monde, et surtout lorsque c’est un programme intéressant, amusant (il y a de nombreux jeux libres, présentés par exemple sur jeuxlibres.net) ou utile, il fonctionne sur la machine de milliers de personnes à travers le monde, et bénéficie ainsi de nombreux retours : les utilisateurs peuvent faire des rapports de bugs ou des demandes d’ajouts de fonctionnalités. Dans la pratique, c’est souvent le cas.

Où trouver des logiciels libres ? Pour Windows, saisissez simplement dans votre moteur de recherches préféré la fonction recherchée, et ajoutez “+win32”, et vous devriez trouver plus d’un programme correspondant. Par exemple, pour “dessin +win32”, sur le moteur de recherches Ixquick.com, je trouve en premier Inkscape, qui est un logiciel de dessin vectoriel connu et très bien maintenu. Ensuite arrive Blender, qui permet de faire du dessin et de la modélisation en 3D.

Pour visiter diverses catégories de logiciels disponibles sous une licence libre, vous pouvez visiter le site Framasoft.

Notez que de nombreux sites proposent des logiciels libres. Il est conseillé de les prendre de préférence sur le site où ils sont originellement publiés. On peut en effet lire sur le site de malekal.com, un autre article fort intéressant qui montre à l’aide de captures d’écrans comment des logiciels libres sont reconstruits avec des additifs indésirables. N’installez que des logiciels libres en provenance du site même du projet. Par exemple les fiches de chez Framasoft fournissent systématiquement le lien vers le site officiel de chacun de ces programmes.

Et comme l’explique si bien cet article d’un journal canadien, Ledevoir.com, le logiciel libre en plus d’être économique est éthique et social car il passe par le travail collaboratif et le partage.

Un logiciel peut dont être libre, ou gratuit, ou même libre et gratuit. En choisissant d’installer un logiciel libre vous faites plus que le choix de la gratuité, vous entrez dans un cercle vertueux.

Quelques liens:
Le système d’exploitation GNU http://www.gnu.org

Les licences libres http://www.gnu.org/licenses/licenses.html

Promouvoir et défendre le logiciel libre http://www.april.org

L’Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres http://aful.org/association