Télécharger et vérifier des images disque

Contexte

Vous avez téléchargé l’image d’installation d’une distribution Linux (par exemple), et vous comptez l’installer sur un ordinateur. Juste cliquer, préparer un support d’installation, et lancer l’installation ne suffit pas toujours pour arriver au bout du processus.

Ce court billet a pour but de fournir quelques détails potentiellement utiles pour une installation réussie de votre distribution Linux.

Précautions

Un fichier fournissant un système d’exploitation ne devrait pas être traité comme un fichier ordinaire.

On peut télécharger des fichiers à l’aide d’un navigateur internet cependant cette méthode est la moins sûre pour cet usage. Un système d’exploitation est fourni sous la forme d’une image disque d’une certaine taille.

Quand on utilise un navigateur web, il peut perdre des données en route. Cela peut être infime, la taille de l’image peut même sembler être la même que celle qui est en ligne mais même une différence minime peut compromettre l’installation sur votre ordinateur.

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Orditux Informatique ne vous emmènera pas dans l’Espace !

Mais GNU/Linux oui : il vous y emmènera, si vous avez les moyens de vous offrir le voyage.

Linux dans les fusées spatiales

Linux dans les fusées spatiales

Depuis les débuts de la conquête de l’espace, l’informatique a été de la partie, et à compter de 2013 les systèmes d’exploitation GNU/Linux ont remplacé Windows pour toutes les tâches autres que les mails et le divertissement.

Quels systèmes GNU/Linux ?

Des distributions Linux telles que Debian, Redhat et Scientific Linux ont remplacé les anciens systèmes Windows XP jusque là employés sur la Station Spatiale Internationale.

Mon entreprise, l’atelier Orditux Informatique, installée à Pamiers, est spécialisée dans les logiciels libres, et en particulier dans les système informatique GNU/Linux, pour ses qualité d’adaptabilité et de résilience. De plus en plus d’utilisateurs, particuliers ou professionnels changent pour un système Linux, que ce soit pour faire durer leurs ordinateurs plus longtemps ou pour profiter d’une expérience utilisateur différente.

Et cette semaine, l’Espace est à l’honneur à Pamiers !

Chaque jour Planète Sciences, une association soutenue entre autres, par le CNES, Centre National d’Études Spatiales, offrira des animations relatives à l’exploration spaciale et aux métiers de l’espace !

La vitrine de l’Atelier Orditux Informatique ne sera pas en reste et vous offrira une vision toute libriste de la conquête de l’espace, avec Tux, la mascotte des systèmes Linux en vedette. Vous pourrez visionner des vidéos et vous informer sur les avantages offerts par les systèmes GNU/Linux.

Linux dans l'espace

Linux dans l’espace

L’événement a été annoncé le 12 octobre dernier par La Dépềche qui nous a fourni des détails intéressants sur cette manifestation:

un village spatial sera mis en place au gymnase Irénée-Cros avec, à la clé, une multitude d’ateliers à destination des 8-15 ans. Ils apprendront à marcher comme un cosmonaute ou à lancer des fusées. (…) Des soirées famille, un quiz dans les commerces, une séance de cinéma à prix réduit sont également prévus. Sans oublier des visites d’entreprises.

À propos de visites d’entreprises, je serai ravie de vous accueillir dans un atelier boutique complètement réorganisé pour mettre en valeur le Pingouin Linux* dans le cadre de la Conquête de l’Espace !

Le Système d’Exploitation

Lorsque la Station Spatiale Internationale a opté pour des systèmes Linux, c’était en raison de leur fiabilité et de leur stabilité. Vous ne voudriez pas qu’un système crashe tandis que vous vous élancez vers les étoiles, ou pendant que vous vous affairez à vos importantes tâches durant votre séjour une fois à destination ?

Tux dans la station spatiale internationale

Tux dans la station spatiale internationale

International Space Station switches from Windows to Linux, for improved reliability

Beyond stability and reliability, Keith Chuvala of the United Space Alliance says they wanted an operating system that “would give us in-house control. So if we needed to patch, adjust or adapt, we could.” It’s worth noting that the ISS laptops used to run Windows XP, and we know they’ve been infected by at least one virus in their lifetime: in 2008, a Russian cosmonaut brought a laptop aboard with the W32.Gammima.AG worm, which quickly spread to the other laptops on board. Switching to Linux will essentially immunize the ISS against future infections.

Une traduction rapide:

En plus de la stabilité et de la fiabilité, Keith CHUVALA de l’Alliance Spaciale Unie explique qu’ils voulaient un système d’exploitation qui «nous donnerait un contrôle en interne. Aussi si nous avions besoin de patcher, d’ajuster ou d’adapter, nous le pourrions.» Cela vaut le coup de noter que les ordinateurs portables de l’ISS (en anglais : International Space Station) utilisaient Windows XP, et nous savons qu’ils avaient été infectés par au moins un virus durant leur temps de vie : en 2008 un cosmonaute russe apporta un ordinateur portable à bord avec le vers W32.Gammima.AG, qui se répandit rapidement à bord sur les autres ordinateurs portables. Passer à Linux permettra essentiellement d’immuniser la SSI contre de futures infections.

Linux et les activités spatiales

On retrouve des systèmes Linux et des logiciels libres dans toutes les activités autour de la conquête de l’espace. Les informations suivantes sont fournies par Luc MAISONOBE, créateur des programmes Orekit et Rugged:

Le spatial, comme quasiment tous les domaines technologiques, est un gros utilisateur de logiciel libre. Le libre est partout, dans les satellites eux-mêmes, mais aussi dans les segments sols, qui sont une partie très importante d’un système spatial, dans la partie aval du traitement des données, ou les données elles-mêmes qui peuvent être libres. On peut citer par exemple :

  •  le processeur LEON https://en.wikipedia.org/wiki/LEON embarqué sur certains satellites ;
  •  le système d’exploitation RTEMS https://www.rtems.org qui s’il n’était pas orienté spatial au départ a été certifié pour cela (par l’ESA et par la NASA), et a été embarqué dans un nombre impressionnant de satellites ;
  •  la bibliothèque Orekit https://www.orekit.org qui est mondialement utilisée autant pour l’analyse de mission que pour les opérations et est devenue une référence et qui non seulement est libre mais a aussi une gouvernance ouverte selon un modèle méritocratique ;
  •  la bibliothèque Rugged https://www.orekit.org/rugged, basée sur Orekit et qui est utilisée dans la chaîne de traitement de toutes les images Sentinel 2 ;
  •  Orfeo ToolBox https://www.orfeo-toolbox.org pour le traitement d’images de télédétection ;
  •  les données Copernicus https://www.copernicus.eu/en/access-data.
SatNOGS

SatNOGS

Il existe également une petite fondation, LibreSpace https://libre.space, qui promeut le libre et abrite plusieurs projets. Par exemple SatNOGS permet de fabriquer dans son jardin des antennes permettant de communiquer avec des satellites bas. Il y a réellement des centaines d’autres exemples.

On retrouve aussi un système Linux dans ce robot, présenté sur le site web https://www.extremetech.com (cliquez sur l’image pour accéder au site).

Robonaut2 fonctionne aussi sous Linux

Robonaut 2 fonctionne aussi sous Linux

Que trouverez-vous dans la vitrine de l’Atelier Orditux ? Il n’y aura pas aux côtés des ordinateurs fonctionnant sour Linux, comme Primtux, Ubuntu et d’autres, des robots marchant ou roulant, mais une surprise maison vous y attendra !

Vous pourrez aussi profiter de quelques vidéos sur le sujet dont une vidéo d’animation en 3D illustrant le mouvement des débris issus des activités spaciales entourant la Terre, réalisée par ONiRiXEL, entreprise toulousaine qui emploie Blender, un logiciel libre de création 3D.

Atelier Orditux Informatique, 39 rue des Jacobins, 09100 Pamiers.

*Les puristes m’en voudront et rectifieront pour «Le Manchot Linux», puisque «Penguin» en anglais se traduit par «manchot» !

Logiciels libres ou gratuits ?

Vous utilisez Windows et vous voudriez avoir un logiciel de dessin. Disons que vous ne voudriez pas avoir à le payer, alors vous allez rechercher un logiciel gratuit !

Gratuit : le mot est magique ! Cela signifie que vous n’aurez pas à le payer. Oui, mais de quel genre de gratuité parlons-nous ? Ne risquez-vous pas d’installer un programme contenant un code malveillant ? Ou un programme simplement inefficace pour faire ce que vous avez besoin de réaliser, et que vous ne pourrez peut-être pas désinstaller facilement par la suite ? Notez sur le site de malekal.com le nombre hallucinant de programmes malveillants pouvant circuler et les multitudes de méthodes d’intrusion possibles.

Il existe des programmes qui ne sont pas seulement gratuits mais qui sont également dit “libres”, parce qu’ils sont accompagnés d’une licence disant clairement que vous avez le droit d’accéder au code source du logiciel, vous avez le droit de le partager, et de le redistribuer.

De la faculté d’accéder au code source (la recette du logiciel), découle la gratuité de la majeure partie d’entre eux, mais aussi une sécurité accrue, puisque tout développeur professionnel ou amateur peut analyser le programme et rapporter des failles auprès des responsables du projet, lorsqu’il en découvre. On nomme cela la sécurité par la lumière, en opposition à la sécurité par l’obscurité.

Notez qu’un logiciel libre peut être payant, bien que dans les faits ils soient le plus souvent distribués gratuitement. Du fait de la liberté d’accéder au code source, le programme est plus sûr, car il est étudié par des centaines de personnes dans le monde, et surtout lorsque c’est un programme intéressant, amusant (il y a de nombreux jeux libres, présentés par exemple sur jeuxlibres.net) ou utile, il fonctionne sur la machine de milliers de personnes à travers le monde, et bénéficie ainsi de nombreux retours : les utilisateurs peuvent faire des rapports de bugs ou des demandes d’ajouts de fonctionnalités. Dans la pratique, c’est souvent le cas.

Où trouver des logiciels libres ? Pour Windows, saisissez simplement dans votre moteur de recherches préféré la fonction recherchée, et ajoutez “+win32”, et vous devriez trouver plus d’un programme correspondant. Par exemple, pour “dessin +win32”, sur le moteur de recherches Ixquick.com, je trouve en premier Inkscape, qui est un logiciel de dessin vectoriel connu et très bien maintenu. Ensuite arrive Blender, qui permet de faire du dessin et de la modélisation en 3D.

Pour visiter diverses catégories de logiciels disponibles sous une licence libre, vous pouvez visiter le site Framasoft.

Notez que de nombreux sites proposent des logiciels libres. Il est conseillé de les prendre de préférence sur le site où ils sont originellement publiés. On peut en effet lire sur le site de malekal.com, un autre article fort intéressant qui montre à l’aide de captures d’écrans comment des logiciels libres sont reconstruits avec des additifs indésirables. N’installez que des logiciels libres en provenance du site même du projet. Par exemple les fiches de chez Framasoft fournissent systématiquement le lien vers le site officiel de chacun de ces programmes.

Et comme l’explique si bien cet article d’un journal canadien, Ledevoir.com, le logiciel libre en plus d’être économique est éthique et social car il passe par le travail collaboratif et le partage.

Un logiciel peut dont être libre, ou gratuit, ou même libre et gratuit. En choisissant d’installer un logiciel libre vous faites plus que le choix de la gratuité, vous entrez dans un cercle vertueux.

Quelques liens:
Le système d’exploitation GNU http://www.gnu.org

Les licences libres http://www.gnu.org/licenses/licenses.html

Promouvoir et défendre le logiciel libre http://www.april.org

L’Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres http://aful.org/association