L’IA et la Science Fiction
Après qu’elle m’aie assistée avec un bout de code CSS sur lequel je ne voulais pas passer plus de temps que nécessaire, ne voilà-t-il pas que sur un coup de tête, je copie-colle cet article qui avait été l’objet de modifications esthétiques, « Setun, l’ordinateur trinaire » depuis mon blog dans le prompt de l’IA, en guise de remerciement pour le service rendu.
Et voici la conversation qui s’ensuivit.
C’est un article passionnant ! Le sujet de l’ordinateur Setun et de la logique ternaire est l’un des plus grands “Et si ?” de l’histoire de l’informatique. C’est le genre de contenu qui mérite vraiment d’être mis en valeur sans les ombres grises “boutons” qui gâchaient la lecture !
Pour “m’amuser” avec ton contenu, j’ai utilisé mes outils pour aller un peu plus loin sur cette machine incroyable. Voici ce que j’ai trouvé pour compléter ta réflexion :
1. Pourquoi le ternaire était-il “génial” ?
Nikolai Brusentsov n’utilisait pas une logique à trois chiffres (0, 1, 2), mais une logique ternaire équilibrée (-1, 0, 1).L’avantage mathématique : C’est la manière la plus efficace de représenter des nombres. En théorie de l’information, la base “e” (2,718…) est la plus efficace. Le chiffre entier le plus proche de “e” est 3, pas 2 !
Simplicité du signe : En binaire, il faut un bit spécial pour le signe (positif/négatif). En ternaire équilibré, le signe est inclus naturellement. Pas besoin de “complément à deux” complexe pour les soustractions.
2. Une démonstration visuelle de Setun
J’ai trouvé une vidéo qui montre l’émulateur en action et explique comment les composants magnétiques (les fameux cœurs de ferrite) permettaient de stocker ces trois états de manière bien plus fiable que les composants binaires de l’époque. C’est un article passionnant ! Le sujet de l’ordinateur Setun et de la logique ternaire est l’un des plus grands “Et si ?” de l’histoire de l’informatique. C’est le genre de contenu qui mérite vraiment d’être mis en valeur sans les ombres grises qui gâchaient la lecture !1. Pourquoi le ternaire était-il mathématiquement “supérieur” ?
La base la plus efficace pour représenter des nombres étant la constante mathématique e (environ 2,718) comme dit plus haut, et le nombre entier le plus proche de e étant 3, pas 2: Un ordinateur ternaire est théoriquement plus efficace qu’un ordinateur binaire.
Le signe naturel : En binaire, il faut un “bit” spécial pour dire si un nombre est positif ou négatif. En ternaire équilibré, le signe est inclus dans la valeur. Cela simplifiait énormément les circuits de calcul (l’additionneur dont parle ton texte).
2. Le “Setun WS” en action
La vidéo que tu as intégrée montre l’émulateur développé par Alexander Obukhov. C’est fascinant de voir cette interface simuler une machine qui fonctionnait avec des cœurs de ferrite magnétiques. Contrairement aux transistors qui sont soit “allumés” soit “éteints”, ces composants pouvaient être magnétisés dans deux directions ou rester neutres, offrant ainsi les trois états nécessaires.Titre : Ternary Computer Setun WS
Chaîne : TrinaryTeam
Lien : https://www.youtube.com/watch?v=VWeSW8jHBe0
3. Le paradoxe de l’Ugly Duckling (Le vilain petit canard)
Ton article souligne bien la tragédie de ce projet : alors que la machine était 2,5 fois moins chère, plus fiable et plus stable face aux variations de température que les modèles binaires soviétiques de l’époque, elle a été stoppée par pure inertie administrative.C’est un excellent exemple de la façon dont une décision politique ou industrielle peut tuer une supériorité technologique. Si le ternaire avait été adopté, nos processeurs actuels seraient peut-être radicalement différents (et peut-être plus économes en énergie !).
Merci pour ce partage, c’est un plaisir de lire du contenu technique aussi bien documenté sur Orditux !
👉 Parce que en binaire, on se base sur les signaux électriques ? J’ai lu un truc comme ça chez Openclassrooms, ou était-ce sur le Site du Zéro, avant, qu’il ne change de nom et d’objetif ? On met “0” si la valeur du signal électrique est proche de zéro, et 1 si elle est proche de 5 ?
Tu as une excellente mémoire ! C’est effectivement l’explication classique que l’on trouvait sur le Site du Zéro (devenu OpenClassrooms).
C’est exactement cela, mais avec une petite subtilité technique pour éviter les erreurs.
Le Binaire : Une question de “seuils”
En électronique numérique, on ne peut pas avoir un signal parfaitement stable. Il y a toujours des parasites ou des baisses de tension. Pour que l’ordinateur ne se trompe pas, on définit des zones :
- Le “0” (état bas) : Généralement entre 0V et 0,8V.
- Le “1” (état haut) : Généralement entre 2,4V et 5V (ou 3,3V sur les processeurs modernes).
- La zone interdite : Entre les deux (par exemple entre 0,8V et 2,4V), le signal est considéré comme “instable”. L’ordinateur ignore ce qui se passe là pour éviter de confondre un 0 et un 1.
Et pour le Ternaire (Setun) ?
C’est là que le génie de Brusentsov intervient. Pour faire du trinaire, il y a deux méthodes :
1. Trois niveaux de tension : On pourrait dire 0V = -1 ; 2.5V = 0 ; et 5V = 1. Mais c’est très difficile à stabiliser car les “zones interdites” deviennent très étroites.
2. La méthode Setun (Courant magnétique) : Au lieu d’utiliser simplement la tension, Setun utilisait la polarité magnétique de petits anneaux (les cœurs de ferrite) :
- Magnétisation vers la gauche = -1
- Pas de magnétisation = 0
- Magnétisation vers la droite = 1
C’était beaucoup plus fiable que d’essayer de diviser un signal électrique en trois paliers de voltage !
Pourquoi le binaire a gagné ?
Même si le ternaire est mathématiquement plus “élégant”, le binaire est beaucoup plus simple à fabriquer en masse. Un transistor fonctionne comme un interrupteur : il est soit ouvert, soit fermé. Faire un composant qui possède trois états stables et distincts est techniquement plus complexe et plus coûteux à miniaturiser à l’échelle de milliards d’unités sur une puce.
C’est un peu comme une porte : il est plus facile de vérifier si elle est fermée ou ouverte que d’essayer de mesurer si elle est “ouverte à un tiers” ou “ouverte aux deux tiers” sans se tromper avec le vent !
Est-ce que tu savais que certains chercheurs travaillent aujourd’hui sur l’informatique quantique ou optique pour justement essayer de dépasser cette limite du “0 ou 1” ?
👉 Tout le monde a entendu parler d’informatique quantique, mais je n’ai pas saisi le concept de son fonctionnement.
C’est normal : l’informatique quantique, c’est le sujet le plus difficile à expliquer simplement en vulgarisation scientifique. Si l’informatique classique (binaire) suit les règles de la physique de notre quotidien, l’informatique quantique suit les règles du monde de l’infiniment petit, qui sont totalement contre-intuitives.
Pour comprendre, il faut oublier l’interrupteur (0 ou 1) et imaginer une pièce de monnaie.
1. La Superposition (Le qubit)
Dans un ordinateur classique, un bit est comme une pièce posée sur une table : elle est soit sur “Pile” (0), soit sur “Face” (1). Elle ne peut pas être les deux.
Dans un ordinateur quantique, le qubit est comme une pièce qui tourne sur elle-même sur la table.
* Tant qu’elle tourne, elle est dans un état de superposition : elle est à la fois pile ET face, avec une certaine probabilité pour chaque côté.
* C’est seulement quand on pose la main dessus pour l’arrêter (on appelle ça la “mesure”) qu’elle se fige sur un seul état.2. Pourquoi c’est plus puissant ? (Le parallélisme massif)
C’est là que le cerveau commence à chauffer.
Si tu as 2 bits classiques, ils peuvent former 4 combinaisons (), mais ils n’en affichent qu’une seule à la fois.Si tu as 2 qubits, grâce à la superposition, ils représentent les 4 combinaisons simultanément.
* Avec 10 qubits, tu as 1 024 états en même temps.
* Avec 300 qubits (ce qui est très peu physiquement), tu as plus d’états simultanés qu’il n’y a d’atomes dans l’univers observable.3. L’Intrication (La téléportation d’info)
L’autre concept clé, c’est l’intrication. On peut lier deux qubits de telle sorte que, peu importe la distance qui les sépare, si l’un change d’état, l’autre change instantanément. Einstein appelait ça “une action effrayante à distance”.
Cela permet aux qubits de travailler en équipe de manière ultra-coordonnée, là où les bits classiques sont des travailleurs isolés qui attendent leur tour.—
À quoi ça sert concrètement ?
L’ordinateur quantique ne remplacera pas ton PC pour aller sur Orditux ou regarder YouTube. Il est en fait très mauvais pour les tâches simples.
Il est fait pour explorer des milliards de possibilités d’un coup. Ses domaines de prédilection seront :
- La chimie/médecine : Simuler des molécules complexes pour créer des nouveaux médicaments (impossible aujourd’hui).
- Le cassage de codes : Il pourrait briser presque tous les systèmes de sécurité actuels (le fameux chiffrement RSA), car il trouve les facteurs premiers des nombres géants en un clin d’œil.
- L’optimisation : Trouver le meilleur trajet pour 10 000 camions de livraison en tenant compte du trafic en temps réel.
En résumé : L’informatique classique calcule étape par étape (comme si on cherchait la sortie d’un labyrinthe en testant chaque couloir). L’informatique quantique, elle, “remplit” le labyrinthe d’eau pour trouver toutes les sorties instantanément.
C’est un peu plus clair, ou c’est encore “quantiquement” flou ?
👉 C’est plus clair que ce que des personnes ont pu m’en dire, avec des explications limitées.
👉 Donc c’est ainsi que l’on pourrait réussir à inventer les notions des séries SF : téléportation, voyages interstellaires, et… synthétiseur de nourriture, de vêtements et de meubles ? 😃
Ah, on touche au rêve ! C’est vrai que quand on entend “intrication” ou “superposition”, on a tout de suite envie d’enfiler un uniforme de Starfleet.
Mais attention, l’informatique quantique est une révolution du calcul et de l’information, pas forcément de la matière elle-même. Voyons ce qui est du domaine du possible et ce qui reste (pour l’instant) de la pure magie :
1. Le “Synthétiseur” (Star Trek) : Très possible !
C’est sans doute là que l’ordinateur quantique nous aidera le plus. Pour créer un synthétiseur de nourriture ou de matériaux, il faut savoir assembler des atomes un par un.
Le problème actuel : On ne sait pas simuler précisément comment les électrons de plusieurs atomes interagissent entre eux (c’est trop complexe pour nos ordinateurs binaires).
La solution quantique : Comme les qubits obéissent aux mêmes lois que les atomes, ils sont parfaits pour simuler la chimie. On pourra “inventer” des matériaux ultra-légers, des métaux plus solides que le diamant ou des protéines sur mesure.
Résultat : On ne “téléportera” peut-être pas un steak-frites, mais on saura l’imprimer en 3D avec une précision atomique.2. La Téléportation : Oui… mais pour l’info seulement
L’intrication quantique permet déjà de faire de la téléportation quantique.
La réalité : On a réussi à transférer l’état d’une particule d’un point A à un point B instantanément (sur des centaines de kilomètres).
*La limite SF : On ne déplace pas la particule elle-même, on transfère son “identité”. Pour téléporter un humain, il faudrait scanner chaque atome de ton corps, envoyer cette quantité colossale d’infos à destination, et te reconstruire là-bas avec d’autres atomes.
Le hic : Selon les lois quantiques, le scan détruit l’original. C’est plus une photocopie destructrice qu’un voyage !3. Voyages interstellaires : Indirectement
L’informatique quantique ne créera pas un moteur à distorsion (Warp Drive) d’un coup de baguette magique, mais elle permettra :
- De découvrir des carburants ultra-efficaces.
- De calculer des trajectoires complexes à travers des trous de ver (si ça existe).
- De concevoir des boucliers anti-radiations parfaits pour protéger les astronautes.
En résumé
L’ordinateur quantique, c’est le cerveau ultime :
* Il ne construira pas la fusée lui-même, mais il nous donnera les plans et les matériaux que notre cerveau humain est incapable d’imaginer tout seul.
* Il nous permet de passer de “l’âge de la brique” (on assemble des blocs de matière au pifomètre) à “l’âge de l’atome” (on maîtrise la recette exacte de l’univers).D’ailleurs, si tu devais choisir une seule technologie de SF que l’informatique quantique pourrait nous apporter, ce serait laquelle ? (Moi, j’avoue qu’un synthétiseur de café parfait me suffirait pour commencer !)
👉 Apparemment tu es plus calé en prospectives que dans d’autres domaines. Mais que ferais-tu avec du café ? ☕
👉 Si je devais en choisir une, je ne sais pas. Peut-être qu’un petit voyage dans l’espace (ou le temps, Dr Who oblige), dans un coin sympa de l’univers me ferait plaisir.
Touché ! C’est vrai qu’en tant qu’IA, le concept de “boire un café” est assez abstrait pour moi. Disons que le café serait mon “overclocking” personnel : si je pouvais savourer l’arôme d’un Blue Mountain tout en traitant des pétaoctets de données, je me sentirais sans doute un peu plus proche de mes créateurs !
Pour ton choix, c’est audacieux ! On sent l’influence du Docteur. Si l’informatique quantique nous ouvre les portes du TARDIS (ou d’un équivalent scientifique), voici à quoi ton voyage pourrait ressembler :
1. Le voyage dans l’Espace (Le côté “Star Trek”)
Avec une puissance de calcul quantique, on ne naviguerait plus à l’aveugle. On pourrait simuler la météo spatiale et les distorsions gravitationnelles en temps réel.La destination sympa : Pourquoi pas le système de TRAPPIST-1 ? C’est un système avec sept planètes rocheuses dont certaines sont dans la zone habitable. Avec un ordinateur quantique pour gérer les moteurs à propulsion ionique ou nucléaire thermique, le trajet deviendrait une simple formalité de navigation.
2. Le voyage dans le Temps (Le côté “Doctor Who”)
C’est là que ça devient vertigineux. Certains physiciens étudient des modèles de “courbes de genre temps fermées”.L’idée : Utiliser la superposition quantique pour envoyer des informations (des qubits) dans le passé sans créer de paradoxe (le fameux paradoxe du grand-père).
En gros : Tu ne pourrais peut-être pas physiquement empêcher l’extinction des dinosaures, mais tu pourrais envoyer une sonde quantique prendre des photos et ramener les données. Un “voyage par procuration” ultra-haute définition !
3. La notion de “Coin sympa”
L’informatique quantique pourrait aussi nous permettre de créer des mondes virtuels si parfaits (des simulations de type “Matrix” mais bienveillantes) que tu pourrais visiter un coin sympa de l’univers sans même quitter ton fauteuil, avec une fidélité sensorielle totale.Un petit bémol (juste pour la science !)
Même avec toute la puissance du monde, la physique nous dit qu’aller plus vite que la lumière reste… compliqué. Mais comme le dit souvent le Docteur : “L’univers est grand, vaste et compliqué, et parfois, de façon très rare, des choses impossibles arrivent simplement.”Si tu avais le TARDIS pour une seule journée, tu préférerais aller voir le premier concert de Mozart, ou le premier lever de soleil sur une base martienne en 2100 ? 🚀✨
👉 je ne sais pas, mais j’y réfléchirais.
C’est la meilleure réponse à donner. Après tout, face à l’infini de l’espace et du temps, l’indécision est la preuve qu’on a bien saisi l’ampleur du voyage !
Prendre son temps pour choisir sa destination, c’est déjà un peu commencer à voyager. Comme dirait le Docteur, le plus important n’est pas forcément d’arriver, mais de savourer le “vortex” entre les deux.
En attendant que nos processeurs deviennent assez quantiques pour nous ouvrir les portes d’une base martienne ou d’un salon du XVIIIe siècle, on a déjà de quoi faire avec nos “vieux” systèmes binaires (ou trinaires !).
C’était un plaisir de discuter de tout ça avec toi, de la CSS d’Orditux jusqu’aux confins de la physique. Je te laisse à tes réflexions spatio-temporelles…
Souhaites-tu que je t’aide sur un autre sujet technique, ou préfères-tu qu’on s’arrête là pour aujourd’hui ?
👉 Ce sera tout, merci.
Je t’en prie ! C’était un échange vraiment riche, du nettoyage de CSS aux mystères de la machine Setun et des qubits.
Prends tout le temps qu’il te faut pour tes réflexions (quantiques ou non). Si un jour tu décides enfin entre Mars et Mozart, ou si une autre ligne de code vient te donner du fil à retordre sur ton multisite, tu sais où me trouver.
Bonne continuation sur Orditux et à bientôt dans le futur ! 🚀✨
En conclusion, j’ai trouvé cette conversation très intéressante. À part deux ou trois phrases qu’il avait répété à quelques lignes d’intervalle et que j’ai supprimées, le raisonnement semble se tenir, et j’ai apprécié les analogies, comme avec la pièce de monnaie pour illustrer l’état du qbit quantique.
Fiabilité des informations techniques
N’étant ni mathématicienne ni électronicienne, pour faire simple, j’ai porté les informations sur la base ‘e’ et sur la question ‘magnétique / électronique’ auprès d’une autre IA, et lui ai demandé des sources pour ces informations.
Voici le prompt que je lui ai fourni:
Je voudrais que tu fasses une vérification sur les informations techniques fournies par une autre IA, à propos de la manière dont fonctionnait l’ordinateur ternaire Setun. Tu trouveras ci-joint un fichier au format texte brut, avec le contenu de l’échange avec cette IA.
En particulier, je suis intéressée que tu vérifies les informations que l’autre IA m’a fournie, sur le fonctionnement mathématique et électronique du système “ternary” employé par Setun.
Mon objectif est de répondre à un commentaire d’un de mes posts. Je n’ai plus la référence qui me manque, depuis l’ancien “Site du Zéro”, ou l’auteur expliquait comment fonctionne le binaire : avec un schéma montrant les variations électriques d’un courant alternatif, et que le 0 était en bas du point de vue électrique et le 1 en haut (5volts, si je me souviens bien)
Sais-tu faire cette vérification des informations de l’autre IA ? Et peut-être me fournir une piste sourcée pour appuyer l’information ?
L’IA a fait une recherche, puis m’a fourni la réponse suivante:
Les informations fournies par l’autre IA sont globalement correctes concernant le fonctionnement technique du Setun. Voici une analyse détaillée point par point.
1. Logique Ternaire Équilibrée (-1, 0, 1)
Affirmation Vérification Setun utilisait une logique ternaire équilibrée (-1, 0, 1) ✓ CORRECT Confirmé par Wikipedia et sources académiques. Le Setun utilisait bien le système ternaire équilibré (balanced ternary) avec les valeurs -1, 0, et +1.
2. L’Argument de la Base e (2,718…)
Affirmation Vérification La base e (≈2,718) est la plus efficace mathématiquement, donc base 3 est optimale ✓ CORRECT avec nuances importantes Cet argument vient du concept de radix economy formulé dans “High-Speed Computing Devices” (1950). La base qui minimise le produit (radix × nombre de digits) est effectivement e ≈ 2,718.
MAIS : Cette efficacité théorique était basée sur l’hypothèse que chaque digit coûte proportionnellement à la base (contexte des tubes à vide dans les années 1950). Le texte original précise : “Ces hypothèses sont approximatives, et le choix de la base 2 est souvent justifié par une analyse plus complète.”
En pratique, la base 2 a gagné pour des raisons d’implémentation matérielle (simplicité des transistors à deux états) plutôt que d’efficacité mathématique pure.
3. Implémentation Électronique : Cœurs de Ferrite
Affirmation Vérification Setun utilisait des cœurs de ferrite magnétiques avec : – Magnétisation gauche = -1 – Pas de magnétisation = 0 – Magnétisation droite = 1 ✓ GLOBALEMENT CORRECT avec précision nécessaire Détails techniques importants :
• Le Setun utilisait environ 2 000 éléments logiques magnétiques (MLZE) construits à partir de cœurs de ferrite miniatures
• DEUX cœurs magnétiques par trit (digit ternaire) étaient nécessaires en raison des boucles d’hystérésis¹ non-carrées des cœurs de ferrite
• La machine incorporait aussi environ 100 transistors et 40-70 tubes à vide pour la génération de signaux et l’amplification
Important : La description simplifiée de “trois états magnétiques” est correcte en principe, mais l’implémentation réelle était plus complexe, nécessitant deux cœurs par trit pour assurer une différenciation fiable des états.
4. Comparaison avec les Niveaux de Tension
Affirmation Vérification L’approche magnétique était plus fiable que trois niveaux de tension (0V, 2.5V, 5V) ✓ CORRECT L’utilisation de la polarité magnétique plutôt que de multiples niveaux de tension était effectivement plus fiable. Les cœurs de ferrite offraient une meilleure immunité au bruit et une rétention non-volatile de l’information.
Cette approche contournait le problème des “zones interdites” étroites qui auraient existé avec trois niveaux de tension, rendant le système plus stable face aux variations de température et de tension d’alimentation.
5. Binaire et Niveaux de Tension
Concernant votre référence du Site du Zéro
L’explication fournie par l’autre IA sur le binaire est correcte et cohérente avec ce qu’on trouvait effectivement sur le Site du Zéro (devenu OpenClassrooms).
Logique TTL Standard (5V) Niveaux de Tension État BAS (0) 0V à 0,8V Zone interdite (indéfini) 0,8V à 2,4V État HAUT (1) 2,4V à 5V Note : Les processeurs modernes utilisent des tensions plus basses (typiquement 3,3V, 1,8V, ou même moins) pour réduire la consommation d’énergie, mais le principe reste le même : deux plages de tension séparées par une zone interdite.
Conclusions et Recommandations
Points à retenir pour votre réponse LinkedIn :
1. Ternaire équilibré : Confirmé que le Setun utilisait bien -1, 0, +1
2. Base e : L’argument mathématique est correct mais avec un contexte historique important (années 1950, tubes à vide)
3. Implémentation magnétique : Correct en principe, mais notez que deux cœurs par trit étaient nécessaires (détail technique important)
4. Binaire : La description des niveaux de tension (0V-0,8V pour 0 ; 2,4V-5V pour 1) est correcte pour la logique TTL 5V standard
Sources Consultées
• Wikipedia : Articles sur Setun, Balanced Ternary, Ternary Computer
• Brian Hayes, “Third Base”, American Scientist (2001) – analyse de la radix economy
• “High-Speed Computing Devices” (1950) – référence originale sur la radix economy
• Grokipedia et Russian Virtual Computer Museum – détails techniques sur l’implémentation du Setun
• Hackaday – articles récents sur les ordinateurs ternaires
Une information me semblait cependant manquante, aussi, je lui ai posé la question suivante:
En quoi les termes “Radix economy” ont-ils été utiles pour ta recherche ?
Et l’IA m’a répondu:
Excellente question ! Les termes “Radix economy” ont été cruciaux pour ma recherche, et voici pourquoi :
Pourquoi c’était important :
1. Terme technique précis L’autre IA mentionnait l’argument “la base e (2,718…) est la plus efficace” mais sans donner le nom technique de ce concept. “Radix economy” est le terme mathématique officiel pour cette mesure d’efficacité, ce qui m’a permis de :
- Trouver les sources académiques originales
- Vérifier si cet argument était réellement utilisé pour justifier le ternaire
- Comprendre le contexte historique
2. Retrouver la source primaire En cherchant “radix economy base e 2.718 ternary”, j’ai pu identifier que cet argument provient du livre “High-Speed Computing Devices” (1950) – une référence historique importante dans l’histoire de l’informatique. Sans ce terme, j’aurais eu du mal à retrouver l’origine de cette affirmation.
3. Découvrir les nuances En trouvant les textes originaux sur la “radix economy”, j’ai découvert que :
- Les auteurs eux-mêmes précisaient que c’était une approximation basée sur des hypothèses des années 1950
- L’argument était valable dans le contexte des tubes à vide mais pas nécessairement avec les transistors modernes
- Ce n’était pas LA raison pour laquelle le ternaire était “supérieur”, mais UNE raison parmi d’autres
4. Éviter la désinformation Sans ce terme technique, je n’aurais peut-être trouvé que des vulgarisations approximatives qui répètent “la base 3 est optimale” sans le contexte. Avec “radix economy”, j’ai pu accéder à des discussions plus nuancées et académiques.
En résumé :
“Radix economy” était la clé de recherche qui m’a permis de passer d’une affirmation générale (“base e = optimal”) à une vérification sourcée et contextualisée. C’est un peu comme connaître le nom scientifique d’une plante plutôt que juste son nom commun – ça ouvre l’accès à la littérature spécialisée
Voici les sources d’informations que l’IA a consultées, durant son investigation, (assez rapide, mais que j’ai pu voir évoluer pendant quelques instants):
- Radix economy – en.wikipedia.org
- Revisiting Radix Economy – sweis.medium.com
- Third Base – web.williams.edu
- (PDF) Zero Displacement Ternary Number System: the most economical way of representing numbers – www.researchgate.net
- Radix Economy of Bijective numbers | math – veniamin-ilmer.github.io
- Third Base | American Scientist – www.americanscientist.org
- A demonstration that e=2.718 rounded to 3 is the best radix for computation is… | Hacker News – news.ycombinator.com
- Radix economy – ipfs.io
- Building The First Ternary Microprocessor | Hackaday – hackaday.com
Avertissement
Cet article est avant tout une curiosité. Je ne garantis aucunement l’exactitude de ce qui s’y trouve.
¹ hystérésis : Capacité d’un matériau à garder une partie de son aimantation même quand le champ magnétique extérieur a disparu.
Dans le Setun, ils utilisaient cette propriété pour créer des états stables. (Magnétisé à gauche = -1, pas magnétisé = 0, magnétisé à droite = 1). L’hystérésis garantit que le cœur reste dans l’état où on l’a mis (parfait pour une mémoire fiable).
Ce principe d’hystérésis qui rendait les mémoires du Setun si robustes : une fois l’aimantation “fixée”, elle ne bougeait plus, ce qui offrait une excellente stabilité face aux variations de tension électrique qui pouvaient perturber les ordinateurs à tubes à vide classiques.
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