Hackaton Fabrikarium Toulouse 19, 20 et 21 octobre 2016

 Début, mercredi 19 octobre 2016

Projet Print My leg, team 2 design

Le contexte

De tous temps l’être humain a tenté d’améliorer ses capacités physiques, de pallier aux défauts de la nature, ou de compenser les pertes de facultés dûes à des accidents. La médecine moderne en matière de prothèse a fait des progrès importants et nombreux au XXième siècle dans les pays développés. Néanmoins ces progrès viennent avec des coûts financiers très élevés, ne sont pas à la portée du plus grand nombre, et n’apportent pas encore toutes les solutions que les personnes concernées pourraient souhaiter.

En 2012, Nicolas HUCHET, trentenaire et amputé d’une main à la suite d’un accident, découvre la fabrication numérique à Rennes. En 2016, Christophe, un salarié de la compagnie Airbus Toulouse fait des recherches sur la fabrication en 3D de modèles de coques de finition pour des prothèses de jambe conventionnelles. Lui-même, amputé sous le genou depuis l’adolescence et intéressé par les apports et la coopération que représentent les fablabs, se lance dans la recherche autour de la création numérique pour pallier l’absence d’esthétique des prothèses couremment distribuées dans le corps médical.

Par ailleurs, l’idée d’utiliser les Fablabs et la fabrication numérique pour les mettre au service des personnes vivant avec différents types de handicap fait du chemin un peu partout en France et dans le monde.

Ultimaker 2+

Ultimaker 2+

C’est avec l’idée de mettre à disposition d’un plus grand nombre de personnes handicapées des modèles pour faire soi-même ou faire faire au fablab près de chez soi, à l’aide de documentations sous licences libres, des aides prothésiques de qualité, adaptées et adaptables, reproductibles, modifiables, améliorables et redistribuables, que l’association MyHumanKit, Le Groupe Aibus, et quelques autres partenaires se sont associés pour organiser Le Fabrikarium, un hackaton de 3 jours qui a été le plus grand d’Europe dédié au handicap ayant eu lieu jusqu’ici. Le hackaton s’est déroulé dans les ateliers du lycée Airbus durant 3 jours, a mobilisé 120 personnes organisées en 13 équipes ayant travaillé sur 9 projets, lesquels seront documentés par une équipe constituée autour de Élisa, de Floss Manuals et publiés sous une licence libre. Ayant participé à ces 3 jours comme docsprinter (chargée de prendre des notes et de documenter l’un des ateliers), j’y ai appris l’existence d’un métier qui semble peu connu : le design orthopédique.

*  Voir les hyperliens en fin de page pour des références.

Description du projet

L’objectif de cet atelier est de créer un prototype de coque open source, pour des prothèses de membres inférieurs qui soient décoratives, économiques à fabriquer, et facilement interchangeables. 3 jours sont dédiés pour rechercher des solutions techniques pour un modèle de coque esthétique qui n’existe pas encore : que ce soit en fiabilité ou en ergonomie et esthétique. Les utilisateurs de ces prothèses pourront alors vivre avec, sans nécessairement les cacher par les vêtements, et pourront de fait, faire oublier leur handicap, car l’ayant dépassé, pourront utiliser une prothèse totalement personnalisée et belle à voir.

L’open source permet de produire des objets à moindre coût et cela concerne donc aussi les appareillages à destination des handicapés.

Les personnes handicapées, ayant été amputées d’une jambe, utilisent une prothèse pour marcher. Ces prothèses peuvent équipées d’une coque ([en] : fairing) pouvant être personnalisée de sorte à être esthétique. Par ailleurs l’utilisateur s’appropriera sa prothèse en en choisissant l’aspect.

Par comparaison avec ce qui se pratique hors Open Source, chaque jour il lui sera possible, pour un coût abordable, de changer l’apparence de sa jambe artificielle, de plus ce qui est fourni en standard est généralement fonctionnel mais peu esthétique et les utilisateurs préfèrent cacher la prothèse et leur handicap, plutôt que de l’afficher de manière ostensible. Le but ici est donc de changer le regard sur le handicap, de la part de ceux qui croisent des personnes amputées, et pour celles-ci, de retrouver l’envie de vivre avec de manière naturelle, sans frein face au regard des autres.

Recherche de designs

Recherche de designs

Idées de motifs

Idées de motifs

Scultpure et stratification sur prothèse bras

Scultpure et stratification sur prothèse bras

Coque

Coque en 2 parties vue face

Coque en 2 parties

Coque en 2 parties

Équipes de travail

Des makers, dont:

  • Un ou des utilisateurs de prothèse ;
  • Des prothésistes designers ;
  • Un ou des designers (créatifs) ;
  • Un prototypeur ;
  • Un calculateur-optimiseur de structures ;
  • Un designer mécanique ;
  • un ou des imprimeurs 3D ;
  • Un ou des graphistes ;
  • Un fab manager ;
  • Deux documentalistes.

L’équipe 1 travaille sur le choix d’une méthode d’assemblage d’une coque en deux parties, dont dépend le travail à venir de l’équipe de design (team 2). Les deux équipes échangent sur leurs contraintes respectives afin d’obtenir un résultat optimal : la méthode d’assemblage des deux coques doit être simple à utiliser au quotidien, pour la mise en place et pour le changement de coque (celles-ci étant, comme on l’a compris, personnalisées). Les supports sont des prothèses classiques fournies en standard par le corps médical en France, dotées au choix d’une tige tubulaire en aluminium, ou d’une tige centrale de forme plate en fibre de carbonne.

modele-de-prothese-support-tubulaire-aluminiummodele-de-prothese-lame-carbonne

La discussion autour des divers détails techniques se fait par équipes échangeant de part et d’autre.

À noter, l’importance de différencier le design pour les dames et celui pour les messieurs, dans la forme et les couleurs des éléments de l’habillage.

Enfin, la coque qui va être prototypée est prévue pour des prothèses de jambe, mais elle pourra aussi être modifiée par la suite en de nouveaux modèles pouvant s’adapter à des orthèses : c’est à dire à des appareils de soutien de la marche : ce sont des appareils fournis à des personnes dont le muscle a perdu sa tonicité. Ces personnes en tout état de cause, pourront alors imaginer à nouveau se promener en public en short, si jusque là elles y avaient renoncé par pudeur vis-à-vis du regard des autres. La coque design amène un changement du regard du public sur le handicap. La personnalisation de la coque rend la confiance à l’utilisateur qui alors récupère une part de maîtrise sur l’objet qu’il personnalise à son gré.

Mercredi après-midi

Les deux équipes décident de travailler ensemble pour opérer une interaction entre le design et le choix du système de fixation des deux coques.

3 systèmes de fixation ont été imaginés. Ces trois systèmes, (vidéos Solution 1, Solution 2 et Solution 3) sont décris au tableau et expliqués par Christophe dans la mini vidéo suivante [vidéo 1-Sol-123.webm et 3-Sol-123.webm ci-dessous). En gros : « Sol 1 » utiliserait un système de gonflage avec une chambre à air compressant les parois par l’intérieur ; « Sol 2 » une solution à base d’aimants avec une fixation au tube de la prothèse et « Sol 3 » une solution par serrage d’une vis à l’extérieur qui tire des sangles, comme sur les chaussures de snowboard.

Idée de fabrication de coque à partir d’un modèle en 2D : par découpe laser dans un contreplaqué de 3 mm (non marine, pour l’intérieur). Cela peut permettre de fabriquer des coques pour les aides à la marche (orthèses).

Liste d’articles qui vont être achetés pour tester des aspects design de la coque, demain matin, second jour du hackaton:

  • Matières qui ne s’effilochent pas : feutrine, capiton ;
  • Contreplaqué intérieur ;
  • Pinceaux plats lisses synthétiques lot de plusieurs tailles ;
  • Petit rouleau de peinture ordinaire ;
  • tige métallique de deux mm ronde lisse ;
  • vernis en bombe ;
  • peinture bombe rouge, noire, argentée ;

Fin de la journée, discussion générale des deux groupes de l’équipe de prototypage « Print My Leg » sur les actions à poursuivre et les objectifs à réaliser demain pour le second jour.

Jeudi 20 octobre

Métier : Calculs de structures et optimisations numériques

L’objectif est de créer une nouvelle forme de coque plus facile à personnaliser et fabriquer dans le fablab près de chez soi.

Pour cela, il faut en fonction de tailles données de coques, faire des analyses de structure afin de déterminer l’architecture la plus efficace en termes de raideur (terme technique pour ce que l’on nomme communément rigidité) et de masse.

Nastran : logiciel libre, disponible sous GNU/Linux, pour analyses de structures. (Ici, Rémi utilise Optistruct qui n’est pas un logiciel libre).

1) Définir les architectures fournir des données à un logiciel de pré-post traitement tel que Hyperworks
a) modèle d’analyse
  • le designer fourni un .stp (fichier produit sous Catia par exemple) ;
  • caractéristiques matériaux (exemple ABS, nylon) ;
  • un cas de charge à évaluer (définir une pression uniforme sur l’ensemble de la coque, comme un appui accidentel, la personne marche dessus, ici 50 kgs sur une surface de 100x100mm) ;
  • des conditions limites : à quelle position tu accroches les coques sur la prothèse (définir des points de fixation qui ne vont pas bouger selon 6 degrés de liberté, soit 3 translations et 3 rotations)  ;
b) Modèle d’optimisation topologique
  • Définir une variable : propriété des coques, soit la densité de chaque élément de la coque exprimée entre 0 et 1 (entre 100 % de densité et 0 densité) ;
  • Définir une contrainte : le ratio de masse, c’est à dire que l’on va commencer avec une densité à 100 % pour l’ensemble des éléments, et qu’on va terminer l’optimisation avec seulement (x) % de densité, ici Rémi a choisi 30 % de sorte à ce que la pièce finale pèse 30 % de la masse initiale. (Ici c’est l’expérience qui parle, Rémi voulait des motifs ajourés) ;
  • Définir un objectif d’optimisation : ici, maximiser la raideur (ou minimiser la souplesse) de la coque vis-à-vis du cas de charge défini dans l’analyse (citée précédemment) ;

Export en mode texte (.txt ou .dat) puis :

Rémi fournit ce fichier à son logiciel de calcul de structure Optistruct pour définir l’architecture avec lequel est réalisée l’optimisation (il lit, analyse, et sort des résulats en .out qui fournit un rapport d’analyse et d’optimisation). Puis est produit automatiquement un fichier de visualisation H3D, qui permet d’afficher un visuel, après quoi vient une phase d’interprétation en partenariat avec le designer qui refait le dessin dans son application de dessin en 3D en tenant compte des résultats de l’optimisation, et avec le concours du calculateur de structure. C’est le résultat final du designer à ce stade qui peut être fourni pour l’impression 3D ou analysé plus en détail.

Il faut compter environ 1 heure pour l’ensemble de ce travail lorsqu’il est réalisé par des personnes expérimentées chacune dans son domaine.
back-perspective-for-first-concept

front-perspective-for-first-concept

Dans le projet, ces décorations sont généralement destinées à garnir la partie avant de la coque. Celle-ci étant en 2 parties, Christophe souhaite accentuer l’effet d’exhibition, et a proposé que la partie arrière soit ajourée, c’est à dire découpée de sorte à laisser voir l’intérieur. Cette partie pourrait même recevoir des diodes luminescentes, ou tout autre effet.

Lors des phases de recherche, les travaux des différentes personnes (Aurélie, Yeoil, Amandine) ayant contribué au design et au dessin 3D ont travaillé avec Rémi (dont les informations techniques sont rapportées un peu plus haut). Voici dans les photos et images suivantes les résultats de cette collaboration.

Dans cette page sont stockées les photos et images fournis par Rémi, et j’y ajoute aussi les fichiers à partir desquels Yeoil, graphiste, a commencé à préparer le dessin en 3D final pour l’impression dans l’imprimante :

http://orditux.org/Downloads/Print_My_Leg_Travail_Remi/

Laque en bombe et maille sur coque

Attaches d'une paire de coques entre elles

Attaches d’une paire de coques

Attaches boa et décoration maille

Attaches boa et décoration maille

Ci après, des images relatives à l’optimisation des coques (voir les étapes du calcul d’optimisation précédemment, par Rémi)

Les fichiers techniques pourront être téléchargés sur cette page : Fichiers-Coque-Rémi

http://orditux.org/Downloads/Yeoil/

Les images que Yeoil a tirées de son travail présentées ci-après nous montrent les différentes idées de formes de coques en même temps que des finitions possibles (vous pouvez cliquer sur une des images pour faire défiler la galerie)

Le fichier PrintMyLegPROTO.alias2step est un fichier de transfert de données (ici depuis Alias de Autodesk vers STEP) ; Le fichier PrintMyLegPROTO.stp est un fichier de graphisme en 3D pouvant être édité dans un logiciel « CAD » (Computer Aided Design, ou Design Assisté par Ordinateur). Le fichier au format .stp est exporté vers un fichier au format .stl qui peut à son tour être transformé en g-code, lisible par une imprimante 3D. Ces étapes indispensables sont délicates à mettre en place, car il faut tenir compte de la marque et du modèle d’imprimante 3D : elles n’acceptent pas toutes le même g-code. Pour transformer un fichier .stl ou .stp en g-code, il est possible d’utiliser le logiciel libre Cura. Il existe deux versions majeures, 2.3 et 15.04.x (où x représente la dernière version), disponibles pour plusieurs systèmes d’exploitation : cura-software  et liste cura-software.

Pour passer d’un fichier .stp à un format .stl, il semble possible d’utiliser Freecad, l’extension étant disponible dans les menus d’export. Pour les imprimantes 3D RepRap, il existe Repsnapper, qui permet de passer d’un .stl à un fichier en g-code… et il existe aussi slic3r (lire « slaïceur »), également prévu pour «trancher» une image de sorte à pouvoir imprimer en 3D.

Yeoil n’a pas pu fournir dans le temps imparti des fichiers finis, prêts à employer pour réaliser l’impression 3D de nouvelles coques, et ces fichiers représentent non pas un modèle supplémentaire mais 2 modèles supplémentaires. Il y a un modèle coque avant/coque arrière, et 1 modèle coque droite/coque gauche (avec une charnière). Nous disposons de sa dernière ébauche, inachevée par manque de temps. Elle nous fournira un fichier fini très bientôt si elle parvient à trouver le temps nécessaire pour cela.

Le design

La création d’une coque double est destinée envelopper une prothèse de jambe, puis à être parée d’atours propres à donner à une personne privée d’un membre inférieur l’élan pour oser se montrer, ne plus se sentir gênée face au regard des autres. Le design en prothèse existe, mais c’est presque toujours du cas par cas, sur mesure, et de ce fait est très coûteux. La recherche de solutions en fabrication numérique associée au design a pour but de libérer le handicap du poids financier et d’ouvrir de nouveaux possibles en facilitant la personnalisation des aides prosthétiques comme on peut le faire pour de simples vêtements.

Le travail autour du design personnalisé dépend fortement d’un prototype de coque fini, et les créations qui viendront ensuite pourront être réalisées au choix en impression 3D ou bien en dépliant le dessin pour en imprimer/dessiner les contours sur un support plat au choix (cuir, tissus, feuille de liège, maillage…) pour être préparé avec une découpe laser, ou aux ciseaux, ou à l’aide d’autres outils (cutter ?) selon le matériau final choisi. Les coques peuvent aussi être décorées avec une sous-couche de peinture en bombe, du tinfoil…

Les créations des photos suivantes…

Coque vue de face

Coque vue de face

Décoration sur cuir

Décoration sur cuir

échantillon décoration

échantillon décoration

décoration feuilles en cuir

décoration feuilles en cuir

Laque en bombe et maille sur coque

…ont été réalisées à titre expérimental et sont des échantillons de test. Si le décor est collé, la coque aura un aspect définitif.

Si l’habillage est interchangeable sur la coque, il a besoin d’un système d’attache facile d’utilisation. (Exemple, lacet, boutons, élastiques plats fixés par dessous en partie haute et basse, système magnétique…)

Le processus de création du design est propre à chacun, et puisque cette partie s’adresse au domaine du design et de l’artisanat d’art, chaque personne «Imprimera Sa Jambe» en fonction de ses goûts et des matériaux et moyens techniques dont elle pourra disposer.

Du design à la découpe laser

Lorsque les motifs ci-dessus ont été créés, il ont été dessinés au crayon sur le papier, et après quelques opérations prenant tout de même un peu de temps, la magie a opéré : une feuille de cuir prédécoupée avec les motifs de petites feuilles en est sortie. L’autre motif a aussi été dessiné, imaginé, avant de finir découpé au laser. Comment procéder ?

Tout d’abord, on part d’un dessin existant ou que l’on crée à la main, puis on le scanne, le fichier ainsi créé est importé dans un logiciel de dessin en 2D – disons, Inkscape, qui a l’avantage d’être sous une licence libre et disponible pour Windows, Mac OSX, et Linux. De là, on le vectorise, («Menu Chemin > Vectoriser le bitmap». Nous vous laisserons chercher les meilleurs réglages, faire vos essais et jouer sur les curseurs), puis nous exportons en SVG pour conserver une copie valide de cette étape, que l’on met de côté.

Ensuite, plaçons une nouvelle copie de ce SVG dans un répertoire temporaire ailleurs pour poursuivre les opérations. Enregistrons cette fois le fichier au format .dxf : Menu Fichier > Enregistrer sous > dxf.

Enregistrer sous DXF

Enregistrer sous DXF

Et le résultat, une fois enregistré avec l’option « Visible seulement », peut être fourni tel quel à une découpeuse laser… en fonction des marques et modèles.

Enregistrer sous DXF option

Enregistrer sous DXF option

Sur une découpeuse laser Epsilog, cela fonctionnera. Sur d’autres, c’est le format SVG qui fera l’affaire, et parfois un fichier au format jpg pourrait être valable. Une fois que le fichier a été enregistré au format .dfx, quittez Inkscape, puis ouvrez à nouveau le fichier : si jusqu’ici le dessin était coloré, il ne devrait maintenant rester que deux couleurs correspondant aux contours et traits principaux. Vous voudrez alors vérifier ce que votre découpeuse nécessite comme couleurs et épaisseur de trait, et faire les réglages en conséquence dans le fichier (toujours, en sélectionnant le dessin, préalablement groupé s’il est composé de plusieurs parties).

Voici un exemple. C’est un dessin au format SVG, créé sous Inkscape, et pour cet exemple la partie bambous, qui pourrait être utilisée pour faire des décorations de motifs répétés en découpe laser en a été extraite.

Bambous paysage Inkscape

Bambous paysage Inkscape

Une fois la seconde version (à droite ci-dessus) enregistrée en DFX, voici à quoi cela ressemble (ci-dessous à gauche), puis il est possible de le transformer en motif répété, toujours dans Inkscape (à droite). Ici, le dessin de gauche a été modifié pour grossir le trait. (Sélectionner les éléments du dessin, puis dans le menu Objet > Remplissage et contour, réglez les options selon le besoin, avant de copier vers un nouveau fichier pour créer la répétition des motifs).

Bambous Inkscape

Bambous Inkscape

Un petit coup d’œil sur les extensions à explorer, pour les commandes numériques

Des extensions de Inkscape

Des extensions de Inkscape

Pour vérifier si cela fonctionne, il faut être outillé. Le fichier correspondant aux images ci-dessus a été confié à une personne dont le PC est équipé des pilotes pour une découpeuse de marque Epsilog. Et voilà ! Selon les résultats présentés dans ces dernières images cela fonctionnera !

Il existe aussi un programme nommé Visicut, également sous licence libre. Il est fourni avec LibLaserCut, une bibliothèque indépendante pour les découpeuses laser (supporte les découpeuses Epilog ZING, MINI et HELIX et celles dotées des cartes open source LAOS, et d’autres pilotes encore sont prévus pour le futur). Il permet d’utiliser les formats SVG, EPS, DXF et le PLF VisiCut (Portable Laser Format), de prévisualiser à quoi votre graphisme ressemblera une fois appliqué à la matière, ainsi que de préparer vos découpes laser à la maison, avec pour but de vous éviter de mauvaises surprises lors de l’import de votre fichier au Fablab. (Traduit approximativement depuis le site officiel).

Et pour économiser de la matière lors d’une découpe laser, de sorte à profiter de la plus grande surface possible sur votre support de découpe, voici http://svgnest.com et sa documentation.

Après le hackaton

Pour faire évoluer les prototypes de coques, une nouvelle phase a été déjà évoquée au cours de ces 3 jours afin de permettre à des personnes de toutes statures d’obtenir une ou des coques personnalisées : la mise en chantier d’une interface logicielle à choix multiples, en open source, afin de produire des coques sur mesure à partir de modèles déjà créés. Tout Fablab intéressé peut se joindre et contacter les personnes ayant organisé le Fabrikarium pour échanger sur l’un ou l’autre des projets qui ont été menés durant ces 3 jours intenses.

Références de cet article:
myhumankit.org
myhumankit.org/historique
bionico.org
www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/15/nicolas-huchet-bionico-man-solidaire_4757752_4415198.html
www.u-exist.com
www.opr35.com
www.facebook.com/PrintMyLeg
labomedia.org/18-21-octobre-2016-booksprint-fabrikarium-toulouse-my-human-kit-flossmanual

Quelques sites de référence pour aller plus loin:
http://www.makershop.fr/content/41-guides-3d
http://www.freecadweb.org/?lang=fr
https://logre.eu/wiki/Découpe_laser

Merci à Gregorio du LOG (lien ci-dessus).

Quelques imprimantes RepRap appréciées des connaisseurs:
http://openedge.cc/product/mondrian-3-0
http://shop.prusa3d.com/en/3d-printers/59-original-prusa-i3-mk2-kit.html

Merci à Arthur du http://tyfab.fr pour cette info.

L’article à ne pas louper:

Fabrikarium 2016 : au croisement des mondes.

Contacts sur les salons de discussion:

Avec un logiciel tel que Hexchat, (disponible pour Linux, Mac OS X et Windows), ou Pidgin, (également multiplateforme), ou weechat, irssi… (en mode texte dans un terminal) rendez-vous sur le serveur Freenode, sur les salons suivants:

#fablabfrance, #fablab-fr, #reprap-fr, #fablab (ce dernier est peu fréquenté). Si vous ne savez pas comment installer et configurer l’une des applications citées ci-dessus, vous pouvez utiliser une page web dans votre navigateur internet pour commencer, par exemple, http://webchat.freenode.net/?channels=fablabfrance ou encore http://webchat.freenode.net/?channels=fablab-fr.

Cet article est placé sous licence CC-BY-SA, les fichiers techniques liés dans l’article appartiennent à leurs auteurs respectifs sous une licence libre qui nous sera communiquée ultérieurement.

Rencontre Logiciels libres Pamiers samedi 18 juin

Si vous n’avez pas encore vu beaucoup de systèmes GNU/Linux tourner dans des PC, si vous ne connaissez pas les jeux libres sous Linux, et si vous ne connaissez pas non plus la robotique avec Arduino et la fabrication numérique, vous pourrez avoir l’occasion de découvrir tout cela et encore plus ce samedi.

Toute l’information est disponible dans l’annonce du site web Linux Ariège : Prochaine rencontre Linux Ariège Spécial Vacances !

Les jeux ludiques et éducatifs libres

GNU et Tux partent à la plage, (ou ailleurs) et emportent avec eux plein de beaux jeux libres pouvant être utilisés sur la tablette ou dans le pc portable, au frais lors des après-midi trop chauds !

Le thème de la journée sera centré sur les jeux sous Linux : pas seulement les jeux éducatifs, mais toutes les sortes de petits jeux en 2D et en 3D .

De AisleRiot à Sudoku (Gnome Games), en passant par Super TuxKart et Extreme Tux Racer, pour mettre un peu de fraîcheur dans la chaleur estivale, en passant par Xmoto pour les plus téméraires !

Linux Ariège Spécial Vacances

Alors si vous êtes dans le coin ce samedi, venez faire un tour à la Maison des associations pour nous rencontrer !

Agile et Scrum c’est quoi ?

Si comme moi vous êtes curieux lorsque vous entendez parler de concepts dotés de noms qui semblent exotiques, vous aimerez la vidéo suivante. Je l’ai choisie pour sa durée raisonnable : 10 minutes, et son rythme dynamique !

Indeed! Quoi de plus barbant qu’une vidéo sur un sujet technique dont le ton semble traîner en longueur ? Visionnez celle-ci et dites-moi comment vous la trouvez ? Ok, elle est en anglais. Si vous ne parlez pas encore l’anglais, vous trouverez peut-être une autre vidéo sur le même sujet dans la langue de Molière, quelque part par là sur la toile. Et vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas ce qu’est la méthode Scrum Agile.

 

Le VDSL2 à Teilhet

Le VDSL2 est arrivé à Teilhet. Qu’est-ce que cela change ? Tout simplement, une hausse significative du débit de la connexion. Je viens de passer de 12,9 Mbps Adsl à 22 Mbps Vdsl.

Voyez par vous-même:

Speedtest 22 Mo down

http://www.speedtest.net/my-result/5229212845

Pour l’instant, seul le fournisseur institutionnel Orange propose ce débit. Si vous êtes à Teilhet, et êtes chez Orange, encore vous faudra-t-il spécifiquement faire la demande pour passer de la technologie Adsl au Vdsl.

 

GNU/Linux, voulez-vous essayer ?

La semaine dernière, j’ai présenté le monde des distributions GNU/Linux, dans les contextes particuliers de l’écologie, et de l’histoire de leur apparition : c’était un monde où avec des moyens technologiques bien plus limités, l’imagination était aussi vivante et fertile qu’aujourd’hui.

Ordinateur ternaire Setun

Ordinateur ternaire Setun

Comme vous pouvez le lire sur la page Meetup de l’événement, 5 personnes étaient présentes, et selon toutes apparences, ont bien aimé cette approche.

Je remercie l’association Trade School Toulouse pour son travail d’organisation, ainsi que l’espace co-working Étincelle où ces ateliers sont accueillis.

Et vous

quand voulezvous

essayer ?

Le 25 mars à Toulouse, atelier Tradeschool, les Systèmes GNU/Linux

Ce monde de l’informatique

J’hésite toujours quand je parle des logiciels, car dans le public, il y a ceux qui utilisent sans savoir comment ils le font, et les autres.

Les premiers fuient quand vous parlez de «navigateur internet» ou de «systèmes d’exploitation». Nous allons quand même le tenter ! Une grande inspiration, je prends mon élan, c’est parti ! 😀

Discussion à deux

Dans le monde du Logiciel, il y a ceux qui sont gratuits, et les autres. Non ! Faux ! Il y a ceux qui sont libres et les autres !

– Ha bon ? ce n’est pas pareil ?

Mais non, ce n’est pas du tout la même chose !

Et puis tu n’as jamais vu un Système d’Exploitation qui soit non libre et dont tu puisses légalement modifier la structure et les sources et ensuite le partager ?

– C’est quoi un système d’exploitation ?

Argh ah oui !

Un Système d’Exploitation c’est un ensemble de programmes qui font que l’ordinateur peut être mis en marche, fonctionner, et afficher des choses à l’écran.

– Ah et c’est quoi les sources ?

C’est ce qu’écrivent les programmeurs avant que ça ne soit transformé pour que l’ordinateur puisse l’employer. C’est comme quand on cuisine les ingrédients d’un plat : il y a la liste des ingrédients crus, le mode d’emploi pour réaliser une recette, et une fois qu’on a lavé, épluché, coupé, on fait cuire. Une fois cuit on ne reconnaît plus très bien ce qu’il y avait au début (enfin, des fois). Dans l’ordinateur c’est un peu pareil, à partir du programme final, on ne peut pas toujours savoir à quoi ça ressemblait avant d’avoir été transformé.

– Alors il y a des programmeurs qui écrivent les ingrédients, et ensuite ils les cuisent ? 😀

C’est à peu près ça. 🙂

– Et c’est ça que tu vas raconter le 25 mars à l’Étincelle ?

Ha ha ! on sait déjà que ce sera à l’Étincelle ! Alors oui, ce sera à l’espace co-working au 1 rue Bouquières, à partir de 18h00 (un petit peu plus tard, car Tradeschool va d’abord se présenter).

– C’est quoi Tradeschool ?

C’est une surprise ! Si tu viens tu le sauras, et tu feras connaissance avec des personnes super !

ET non, j’espère que je n’aurai pas besoin de préciser ce qu’est un système d’exploitation, mais s’il le faut, je le ferai, de même qu’un navigateur internet, ou autre chose.

– Alors que vas-tu raconter ?

Ben je vais raconter ma life ? Mais non, je vais raconter comment le Logiciel libre peut contribuer à faire durer le matériel, et prévenir la fonte de nos économies !

Finances

De quoi cela parlera

Vous découvrirez ce qu’est le monde du Libre et des Systèmes d’Exploitation Libres, comment ça a commencé, et pour ça je vous passerai une petite vidéo d’animation (libre) que j’aime bien, et nous verrons comment ça a commencé, et par où ça a continué, et où on en est maintenant avec les utilisateurs, les contributeurs, les helpers, le matériel, les systèmes, les PC, les mini PC, les cartes Arduino, les clubs, les rencontres, les formations en ligne, et comment le Libre est en train de tout changer pour tous : en France et dans le monde entier !

– Ah, et je veux pas aller dans le monde entier moi ?!

Ce n’est pas nécessaire, c’est le monde qui vient à toi (quand tu le souhaites).

– Et si je veux pas non plus ?

Alors il ne vient pas à toi. C’est ça être libre ! \o/

Où et quand

Atelier Découverte le «Pays GNU/Linux», vendredi 25 mars 2016 de 18:30 à 20:00

Etincelle Coworking
1 rue Bouquières (Carmes), Toulouse (plan)
https://www.facebook.com/tradeschooltoulouse
Au programme de cette animation, une brève histoire de l’informatique depuis la préhistoire…
Ok imprime !

à nos jours… (cliquez sur l’image ci-dessous)

Ordinateurs au rebut

Et…

Pour s’inscrire

la page pour s’inscrire et le plan pour s’y rendre : sur Meetup, et une autre page pour s’inscrire : sur Framadate (sans nécessité d’ouvrir un compte). Venez nombreux, et dites-le à tout le monde ! \o/

Faites durer un ordinateur et réalisez des économies

L’obsolescence de l’informatique est-elle irrémédiable ?

Durant plusieurs décades il a été répété partout que le matériel informatique était obsolète aussitôt sorti de chez le marchand. Dans ce cas, comment imaginer acheter un ordinateur en toute conscience, sachant qu’il est déjà dépassé aussitôt acheté ? Serions-nous condamnés à répéter un acte d’achat indéfiniment pour pouvoir utiliser un ordinateur personnel ?

Child Labour Cartoon Hine n° 3497

Les ordinateurs sont fournis le plus souvent avec un Système d’Exploitation. C’est un ensemble de programmes conçus pour animer le matériel, ensemble de composants permettant de traiter des données pour permettre de communiquer à travers internet, de propulser des applications destinées à créer des documents tels que des lettres, des images, des compositions diverses, et d’autres. Depuis l’apparition sur le marché des ordinateurs personnels, destinés à un public large et varié, cela a été un développement continuel portant sur la puissance et sur les fonctionnalités. Ce développement a entraîné parallèlement la mise au rebut de générations entières d’ordinateurs faisant place à de nouveaux modèles.

Site d'enfouissement d'ordinateurs

De nos jours, la course à la puissance n’est plus nécessaire. Les ordinateurs ont acquis des puissances telles qu’ils sont en mesure de répondre à tous les besoins, que ce soit par unité ou par clusters (les ordinateurs peuvent mutualiser leur puissance à l’aide de programmes dédiés, permettant par exemple, de partager les ressources des processeurs de plusieurs unités).

Alors pourquoi renouveller systématiquement le matériel, lorsqu’il suffirait de le réviser et parfois, de changer ou d’ajouter un composant ? Le problème ne vient pas du matériel, mais du logiciel : ce bien immatériel qui permet de faire fonctionner un ordinateur. Il se trouve qu’une société a pris le contrôle quasi total du marché mondial de l’informatique personnelle, et poursuit un but de domination mondiale du marché de l’informatique et du numérique.

Cette société, Microsoft, cherche depuis sa création par Bill Gates, à imposer ses propres standards, établit avec les constructeurs des contrats imposant ses conditions, s’introduit dans toutes les structures où il lui est permis de s’implémenter, comme l’école, les administrations, les entreprises, où elle veut représenter l’image du progrès et de la modernité. Cette entreprise est partout, dans les armées, les industries, les gouvernements, dans les écoles du monde entier, sans réelle compétition de la part d’autres compagnies : elle s’est assurée de cela dés ses débuts, en faisant tout pour éliminer les compétiteurs. J’aimerais pour illustrer ces affirmations, vous proposer la lecture de ce livre paru il y a déjà quelques années, « Le Hold Up Planétaire » de Roberto Di Cosmo et Dominique Nora.

Le Hold Up Planétaire

http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=61980

Dominique Nora, journaliste et grand reporter au Nouvel Obs, s’y livre à un long entretien avec Roberto Di Cosmo, prof d’informatique à l’École normale supérieure de Paris. Celui-ci passe en revue les pratiques commerciales prédatrices de Microsoft, la médiocrité objective de ses produits, la longue passivité de la communauté scientifique, des médias et des gouvernements à son égard, les freins à l’innovation engendrés par la domination de Microsoft et les dangers qu’elle fait courir, selon M. Di Cosmo, à toute l’humanité.

Comme vous pourrez le voir sur la page du site de Roberto Di Cosmo, son ouvrage est disponible sous une licence libre, au choix en PDF, ou en l’achetant chez l’éditeur In Libro Veritas.

Il se jette dans le monde plusieurs tonnes de matériel informatique annuellement, à cause de la main mise de Microsoft sur ce marché. La raison en est qu’il a souvent fallu changer son ordinateur pour pouvoir accéder à la version suivante de Windows, le système produit par Microsoft, car les ordinateurs datant de quelques années à peine, n’étaient plus assez performants !

Cependant, une autre alternative est possible. Cette autre alternative provient du monde des Logiciels libres, c’est GNU/Linux.

GNU et Tux

Il existe dans tous les pays des professionnels et des amateurs, des universitaires et des entreprises, qui utilisent et contribuent à améliorer et faire évoluer des systèmes et des applications pour les ordinateurs, qui ont besoin de moins de puissance que les systèmes Windows récents, et permettent de par leur qualité de continuer à utiliser des ordinateurs d’il y a 2 ans, 3 ans, 6 ans, et plus, (et des ordinateurs neufs aussi), et de faire de réelles économies, sans sacrifier la qualité et la fiabilité. Ces systèmes, parmi les plus connus, se nomment Debian Linux, Ubuntu Linux, Fedora, Mageïa, Linux Mint, et bien d’autres encore !

Ces systèmes, dont j’ai parlé dans un précédent article, pourraient vous sembler d’un nombre excessif, et le choix trop cornélien pour pouvoir choisir. Heureusement, il existe des communautés locales composées de connaisseurs réunis en associations de bénévoles prêts à aider les personnes intéressées.

Je vous parlerai bientôt de ces communautés locales, les GUL : Groupes d’Utilisateurs Linux  nommés également LUG pour Linux User Groups, en anglais.

Apprendre à coder comme les enfants

Vous est-il jamais arrivé de penser que si des enfants peuvent le faire, vous aussi ? Autant j’aime surmonter des obstacles, autant apprendre à programmer en lisant des livres, des manuels ou autres documentations n’a jamais réussi à m’inspirer, autant utiliser des jeux destinés aux enfants me semble assez amusant et attrayant pour me donner envie de m’y mettre.

Voici quelques-uns de ces jeux : Scratch, Pygame, CodeCombat, et je viens de découvrir celui-ci, qui me plaît beaucoup : Blockly. Voyez les captures d’écrans ci-dessous.

apprendre-le-js-comme-les-enfants Apprendre le Javascript comme les enfants

Éco industrie locale en Ariège, un parapluie en pré commande

Avez-vous déjà entendu parler de l’éco-industrie locale ? C’est l’idée de revenir au développement de petites industries faisant vivre les régions reculées, loin des villes, un peu comme dans l’ancien temps mais avec les moyens actuels. Luc DANDO en imagine le concept, le présente dans son livre, Vers une Eco-Industrie Locale et nous propose cette question

Et si les petits objets que nous utilisons chaque jour étaient robustes, réparables, produits localement dans le respect de l’Homme et de l’environnement?

L’ensemble du projet est situé en l’Ariège, découvrez-le plus en détails : http://www.eco-industrie-locale.fr.

Créer un hyperlien à la main sur une interface web

Lorsque vous êtes sur une plateforme de discussion, où le champ d’édition ne comporte pas de boutons pour enrichir le texte, comment faire ? Vous trouverez ci-dessous un exemple:

<a href=“URL”>Texte de l’hyperlien</a>

Un autre exemple, <a href=“http://orditux.org/aol/2015/06/09/skiller-fr-partager-des-competences-professionnelles/”>Skiller, un réseau d’échange de compétences professionnelles</a>, donnera ceci: Skiller, un réseau d’échange de compétences professionnelles.