Skiller.fr partager des compétences professionnelles

Objectifs de vie, moyens de les atteindre

Qu’est-ce qui compte le plus dans la vie pour vous ? Est-ce le travail, la santé, l’argent, le bonheur, voire un peu tout ça ? Si on vous le demande que répondriez-vous en premier ?

Skiller.fr n’a pas la prétention je crois, de répondre à une question aussi difficile. Cependant, la création de ce nouveau réseau social professionnel offre un espace pour trouver des réponses à beaucoup de questions. Dédié aux professionnels, il permet de résoudre un des grands problèmes actuels : trouver des réponses de professionnels et d’experts reconnus dans leurs domaines tout en tissant des liens. Sous cet objectif très simple on peut voir apparaître l’idée de travail passion.

Site internet Skiller.frVous avez dit « Skiller » ?

De l’anglais « skill », habileté. Les “skillers”, sont des personnes dotées de savoirs éprouvés par l’expérience, des professionnels venant de divers horizons.

Je vous vois bien vous dire “Un nouveau réseau professionnel ? Pour quoi faire ?” Skiller.fr est un réseau qui s’est créé à Toulouse depuis quelques mois seulement et se développe à grande vitesse. L’objectif annoncé est de mettre en contact des professionnels qui échangent des questions et des réponses dans leurs domaines ou dans un cadre plus large. Cette forme d’échanges a de beaux jours à vivre grâce aux technologies du web, lesquelles sont très efficaces lorsqu’elles sont bien employées.

Je m’en vais vous conter ma petite histoire (@my_life inside 😉 ). Je vous ai parlé dernièrement de 2i Portage, ma société de Portage salarial. Celle-ci anime régulièrement des ateliers à La Cantine de Toulouse. Je m’y rends aussi de temps en temps pour d’autres événements, et j’y ai vu une annonce pour une Skiller night. Intriguée j’ai suivi la piste vers le site officiel, et voyant le niveau des questions et des réponses, j’ai eu tout de suite envie de demander une invitation pour m’y inscrire.

Depuis mon inscription le 27 mai dernier, j’ai pu lire des réponses, des questions, en poser et ainsi de suite, en toute liberté, avec une interactivité qu’on ne trouve pas ailleurs sur d’autres réseaux professionnels.

Comment Skiller.fr est-il né ? Jérôme Introvigne, le fondateur, est un créateur et un opérateur de dynamisme en entreprise. Comment décrire autrement en langage courant un métier dont l’énoncé officiel semble par essence obscur ? “Chargé de l’innovation managériale”, “En charge de l’innovation”, cela vous parle-t-il aussi peu qu’à moi ? :-)

Pour comprendre comment ce réseau est né, il faut d’abord observer les évolutions dans le monde du travail. La description détaillée de changements opérés dans diverses grosses sociétés m’a aidée à y voir plus clair sur les innovations réalisées. Ce sont de véritables révolutions dans la manière de concevoir la répartition des responsabilités, et ça change tout !

…De même chez Poult, l’innovation doit être l’affaire de chacun. «On travaille à l’innovation par tous, pour tous», résume comme un slogan Jérôme Introvigne. Il existe bien un service Recherche & Développement à Poult, mais il n’est pas décisionnaire des prochaines innovations(…)

Enfin, après des décennies de découragement, de regrets, de résignation, ceux qui produisent les richesses de ces entreprises – depuis les simples ouvriers jusqu’aux hiérarchies plus élevées – seront enfin appréciés pour leurs contributions et plus seulement pour exécuter les ingrates tâches d’exécution répétitives du travail à la chaîne.

Si les exemples de Poult et de quelques autres sociétés se voient progressivement suivis par l’ensemble des compagnies française et d’ailleurs, alors oui, il y aura des changements ! Et ils relégueront les méthodes de gestion du travail telles que nous les connaissons depuis le XXième siècle à des méthodes obscurantistes, ce sera le passé, les «temps d’avant».

Jérôme Introvigne vient de passer plusieurs années au service de cette biscuiterie, où les ouvriers sont reconnus depuis environ dix ans comme faisant partie de l’intelligence collective de l’entreprise et contribuent de manière effective au développement de leur outil de travail. Espérons que des exemples tels que celui-ci feront tache d’huile afin de démontrer que loin de vouloir en faire le moins possible tout en gagnant “de gros salaires” comme le prétendait le PDG de Titan il y a une paire d’années, le personnel des sociétés françaises souhaiterait le plus souvent être impliqué et voir ses idées prises en compte.

C’est avec cet état d’esprit et des idées issues de ces années chez Poult que Jérôme Introvigne a créé le réseau professionnel Skiller.fr. Je lui ai demandé comment lui est venue l’idée de quitter un poste où il occupait une fonction brillante. Voici ce qu’il nous dit sur son changement de situation :

Je suis parti après 8 ans et demi, car il était temps pour moi de passer à autre chose.

Et ce que j’ai lu sur sa conférence sur Linkedin :

(…) Il y a quelques mois, j’étais bien au chaud dans cette belle entreprise désormais célèbre, non pas pour ses produits, mais pour son modèle de management… Poult !
Une entreprise sans comité de direction, sans silos fonctionnels, sans titre ni prime, dans laquelle les décisions stratégiques sont prises par des collectifs représentatifs et tournants … qui est devenue le modèle de management en France. (…) À force de libérer Poult, j’ai fini par me libérer moi-même.

Jérôme Introvigne est un start-upper comme il se définit lui-même, et surtout le créateur d’un réseau professionnel où les membres apportent la matière pour les échanges. Il construit ce réseau (encore en cours de développement) à partir de son expérience, avec l’aide d’un magicien-développeur et le soutien de sa famille. Voici les paroles de Jérôme à propos de sa démarche:

Avant de créer Skiller, j’étais en charge de l’innovation pour le Groupe
Poult, et j’ai eu l’occasion de pousser très loin les curseurs de
l’innovation, et notamment de travailler à inscrire Poult au coeur d’un
écosystème très riche.
Dans le monde de l’innovation, on est confronté chaque jour à un nouveau
problème qu’on ne sait pas adresser, d’où l’intérêt de collaborer avec les
acteurs de son écosystème, et de partager des compétences. Au-delà de cet
aspect pratique, la révolution en cours dans le monde du travail et sa
digitalisation, mais aussi deux tendances fortes que sont l’économie du
partage et l’open-innovation, m’ont amené à imaginer Skiller, comme une
réponse positive à cette transformation, une place de marché collaborative
de compétences pros.

Par ailleurs, la première attente des travailleurs du monde occidental est
la reconnaissance, et plus précisément la reconnaissance à priori de ses
compétences, ses capacités, ses savoirs-faire… Ce que l’entreprise
traditionnelle ne sait plus offrir malheureusement.

Skiller, c’est le travail 2.0, le AirB&B des compétences !

L’objectif annoncé est d’atteindre 10.000 utilisateurs d’ici la fin de
l’année et disons que c’est bien parti ! Nous serons bientôt 1000, avec un
niveau d’engagement exceptionnel, à démontrer qu’il existe une place pour
le collaboratif dans le monde du travail et à partager nos compétences
pros, gratuitement, dans la bienveillance.

Nous sommes 3 à travailler sur Skiller actuellement, et nous en sommes déjà
à la question du financement de la suite et de la croissance, dont
l’international évidemment.

Deux nombres pour finir : 30.000 sessions en 4 mois et plus de 150.000
pages vues.

L’inscription à Skiller.fr est gratuite, sous réserve de requérir une invitation. Alors les skilleriens sont-ils des produits ? Je répondrai par la négative, les échanges de questions et réponses se font librement et les inscrits sont les premiers bénéficiaires de la dynamique de groupe. Tant que le système fonctionne de cette manière et dans cet état d’esprit, tous les acteurs de ce système sont gagnants.

Les Skillers sont-t-ils des libristes ? Je dirais que dans l’ensemble, ils ne semblent pas très concernés par la problématique posée par les licences logicielles et les formats propriétaires. Cependant le mode participatif des skillers, très ouvert, et le mode de contribution participative des libristes s’inspirent de la même philosophie de partage. Je ne serais pas étonnée que de nombreux membres du réseau skiller.fr portent un œil neuf sur les technologies du monde du Libre dans les temps à venir.

Jérôme Introvigne est-il sensible à l’influence que le Logiciel libre a eue sur l’évolution du monde depuis la création des premières licences libres ? À n’en pas douter, d’après sa réponse : «il est évident que le monde numérique a des années d’avance sur le monde du travail ! Stackoverflow et l’open-source sont des sources d’inspiration évidentes…»

Le portage salarial, l’anti-prise de tête

Il y a 4 ans de cela, j’ai commencé à travailler avec 2i Portage. Plus récemment, j’ai assisté à deux ateliers de formation assurés par leurs soins à La Cantine de Toulouse. Ces ateliers sont extraits d’une formation plus complète destinée à aider les salariés portés à mieux mettre en valeur leurs savoirs faire auprès de leurs prospects.

Je voudrais aujourd’hui partager sur ce modeste blog quelques informations à ce sujet, car le portage salarial, un statut encore très méconnu, est en revanche un cadre de travail de mieux en mieux reconnu dans les textes législatifs et qui peut rendre service à de nombreuses personnes.

Il y a quelques années donc, lorsque j’ai envisagé de prendre un statut au choix parmi ceux disponibles pour exercer une activité de services informatiques, je n’avais pas de budget, et je manquais aussi de temps : ni temps ni monnaie, ça ne le «fait pas» trop n’est-ce pas ?

J’ai tout de même fait un tour dans les entreprises et associations d’accompagnement de projets du département, ainsi que sur certains sites internet fournissant beaucoup d’information sur l’entrepreneuriat (comme l’apec.fr), et j’en revenais toujours au même constat : ce n’était pas pour moi.

D’ailleurs comme l’illustre cette vidéo, même sans parler du RSI ce n’est pas toujours bien simple:

Soit les conditions de démarrage étaient trop onéreuses, soit elle étaient trop exigeantes en matière de rapidité de résultats (et si ça ne marchait pas, ou pas suffisamment ?).

Enfin le statut d’auto entrepreneur aurait été une possibilité à considérer, seulement, être assujettie au RSI (Régime Social des Indépendants) ne me convenait pas non plus. La vidéo suivante illustre de manière sympa les aléas auxquels on échappe !

Alors comme la personne qui s’exprime dans la vidéo ci-dessus, j’ai opté pour le portage salarial.

Oui ça coûte un petit peu de sous, mais pas tant que ça si on considère les points suivants : on bénéficie d’une couverture juridique, fiscale et sociale, à chaque fois que l’on signe un contrat avec un client. Pour pouvoir faire cela, on n’a pas besoin de remplir des déclarations à tout bout de champ, la plupart des tâches de gestion administrative étant assurées par les soins de la société de portage ; on peut cumuler le statut avec une activité salariée ou un statut de demandeur d’emploi, et dans tous les cas on est assujetti au régime des salariés.

Pouvez-vous citer un seul autre cadre de travail indépendant offrant une telle souplesse dans les possibilités ?

À l’époque où j’ai pris cette décision, j’ai recherché des informations sur les entreprises pratiquant le portage, en passant par les annuaires des syndicats de portage salarial. J’en avais trouvé deux, dont celui mentionné dans la vidéo ci-dessus, et un grand nombre d’entreprises dans leurs listes attendaient ma visite. 😉

J’ai visité les sites internet d’un certain nombre d’entre celles proposant leurs services en Midi Pyrénées, et choisi de contacter l’une d’elles en fonction de critères tout personnels : la mise à disposition de nombreux documents permettant de se faire une idée sur le modus operandi de l’entreprise, la lecture d’une Charte dont le contenu me convenait bien, et une première prise de contact positive et chaleureuse. Je n’ai pas regretté ce choix jusqu’ici, et je le recommanderais à toute personne éprise d’indépendance et un tant soi peu allergique aux excès de paperasse. ^^

La société avec laquelle je travaille, 2i Portage, fait cela depuis une huitaine d’années si on en croit les informations glanées sur le web, et offre en plus de ses services de cadre juridique-secrétariat-comptabilité, un volet formation grâce auquel il est possible de proposer des formations en tant que consultant, à travers leur structure, ou de bénéficier soi-même des formations qu’ils organisent, ce qui peut être un plus lorsqu’on a besoin d’améliorer ses compétences.

La page Scoop.it de Henry VINCENT, responsable de l’entreprise 2i Portage, est assez éloquente à ce sujet : Devenir consultant indépendant

Bien, donc vous l’aurez compris, je suis à fond pour le portage salarial : tandis que les uns font ce qu’ils savent le mieux faire, c’est à dire en gros, les déclarations routinières pour les salariés portés, les autres peuvent se consacrer l’esprit en paix à leurs démarches commerciales et à leurs activités.

Des extraits de l’une de leurs formations à destination des consultants sont offerts régulièrement à l’espace numérique «La Cantine de Toulouse». Le prochain rendez-vous programmé le 30 Juin prochain, portera sur les tarifs à pratiquer, en tant que travailleur indépendant.

2i Portage est une société spécialisée dans le portage salarial depuis plus de 7 ans. Son directeur, monsieur Henry Vincent vous fera la présentation de cet atelier avec en plus une petite présentation du portage.

Si vous souhaitez assister à l’un de ces ateliers, il suffit de s’inscrire sur le site de La Cantine. Si vous souhaitez en savoir plus sur le statut lui-même, les liens vers les diverses pages web de cet article devraient vous permettre de trouver de nombreuses informations.

À bientôt pour de prochains articles ou pour des services ! :)

 

 

Nouvelle loi sur la formation, le e-learning, et les MOOC

Vous trouvez que nous sommes en avance ? Que nous avons de quoi être fiers ? Eh bien non, nous avons un retard considérable.

Les MOOC : ce sont des « Massive Online Open Courses ». Des cours en ligne ouverts, gratuits, pour tous. Ils existent depuis longtemps, et en France nous les découvrons. Vous trouverez ci-après une page qui en recense un grand nombre, entre autres sources de formations gratuites en ligne:

http://wonderstudy.github.io/

Le e-learning:

Quelques recherches rapides avec «e-learning en France» dans un moteur de recherches quelconque vous montrera qu’il y a encore du chemin à faire avant que ça ne soit adopté massivement.

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Conseils élémentaires pour WordPress

Cet outil de publication est fabuleux, vite installé, vite configuré et prêt à l’emploi en un rien de temps ! Il y a des centaines de thèmes disponibles, souvent faciles à personnaliser, et super bien faits. Cependant quelques précautions basiques sont recommandées. En effet, comme tout logiciel de contenu moderne, il peut être attaqué, alors fermez au moins les portes principales pour ne pas faciliter les choses aux attaquants.

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Boites vocales selon Orange ou Orange et le Libre

Comme chacun le sait, notre FAI national institutionnel n’est pas souvent le premier de la classe pour l’accessibilité de ses sites et la conformité avec les préconisations du W3C. Mais saviez-vous que Orange et l’éditeur Adobe étaient partenaires ? (Le sont-ils ou est-ce une autre raison qui pousse Orange à requérir un plugin non libre pour juste pour écouter les messages messages téléphoniques ?)

Flash Player est requis pour ce service ?)

La magie du référencement

Être placé en tête lors d’une recherche Google est la préoccupation de beaucoup de propriétaires de site web, c’est fou le nombre d’experts qu’on peut rencontrer qui vous promettent de devenir le premier sur Google en quelques jours.  Lorsque je discute avec ces experts ou que j’entends parler de leurs méthodes, cette page me vient aussitôt en tête.

referencement-magie

Quelqu’un qui vous annonce que vous serez numéro 1 lors une recherche sur Google avec des mots-clefs courants dispose certainement de sortilèges très puissants.

Le crowdfunding pour aider au démarrage de projets

Le crowdfunding est un nouveau mode de financement de projets, pouvant permettre de récolter une somme déterminée à l’avance, afin d’aider à démarrer un projet. Il s’appuie sur Internet, et sur des plateformes spécialisées.

Sur le forum de gautier-girard.com a été posté le lien vers une étude sur le crowfunding, laquelle porte sur 1000 personnes interrogée, qui sont les crowdfunders ? Quel est leur profil ? L’étude est de plus libre de droits :

[Etude] Crowdfunding, Financement participatif d’entreprise: Qui sont les investisseurs ?

  • Première surprise… il n’y a pas de crowdfunder « typique » Même s’il ou elle a globalement moins de 50 ans, il ou elle habite partout en France, et se retrouve dans toutes les catégories socio-professionnelles.

  • Les plateformes de Crowdfunding : les stars encore introuvables…
    Signe d’un marché en éclosion, il n’y a pas encore de plateforme « star » parmi celles que connaissent les crowdfunders… aucune d’entre elles ne recueillent plus de 8% à la question « quelle plateforme connaissez-vous… ». Pour ceux qui ont déjà investit via le Crowdfunding en revanche, 2 plateformes se détachent du lot : KickStarter & Ulule (14% chacune) preuve qu’aujourd’hui le financement participatif est plus compris et utilisé dans un modèle Don contre Don que dans des logiques de prise de participations (« Equity »). Pourtant l’envie de l’actionnariat est bien là puisque 44% des personnes interrogées préfèrent ce modèle aux autres (Dons contre Donc / Prêts).

Récemment près de chez nous, en Midi Pyrénées, un des acteurs de la création d’entreprise, l’association CRÉER (anciennement Boutiques de gestion d’entreprise), créait une plateforme de financements, en partenariat avec MyMajorCompany.

 

Pourquoi l'Open source ?

Selon Wikipédia, l’Open source se définit de la manière suivante:

La désignation open source, ou « code source ouvert », s’applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l’Open Source Initiative, c’est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d’accès au code source et de créer des travaux dérivés.

Et si plutôt que d’en parler longuement nous le découvrions en images, au travers d’un dessin animé avec des Lego ? Voici l’Open Source expliquée en Lego, et sous-titrée en français


What is Open Source explained in LEGO

La vidéo est diffusée sous une licence CC BY-SA (citer les auteurs et partager à l’identique). Merci aux auteurs de chez movingmonday.com et bitblueprint.com  pour ce cadeau au monde du libre.